Edito:
M'étant gravement endommagé le cerveau et ayant eu les cornées brûlées par la vision du truc informe d'Ericson Core -reprenant le concept de Point Break ici présent- je me suis senti redevable envers le regretté Patrick Swayze et l'énergique Kathryn Bigelow, de revoir une nouvelle fois, ce film sorti en 1991.


Bien qu'ayant des qualités dans mon souvenir, Point Break n'a jamais été un de mes films de chevet.
Et ne le sera pas plus, aujourd'hui.
Il n'empêche que je viens d'augmenter sa note d'une étoile et pour les qualités (passées et présentes) et pour me laver l'âme de la chose vue hier soir.


Le récit commence avec l'entrainement de Johnny Utah (Keanu Reeves) au sein du FBI.
Il est ensuite intégré à l'antenne Californienne de L.A.
On lui présente son partenaire-instructeur Angelo Pappas (Gary Busey, en grande forme) et on en vient à l'affaire en cours.


Une bande de braqueurs se faisant appeler "les anciens Présidents" -imputables aux masques qu'ils portent- en sont à leur 27eme braquage de banque sans effusion de sang.
Pappas a une théorie selon laquelle ce seraient une bande de surfeurs.
Utah se fait à cette idée et infiltre le monde des surfeurs.


Il y fait la connaissance de Tyler (sublime Lori Petty, dans son meilleur rôle) puis celle de son ex, Bodhi ( magnifique Patrick Swayze, aussi dans son meilleur rôle).


Utah deviendra très proche de Bohdi -car ils sont identiques dans le fond- et tombera amoureux de Tyler (qui ne le pourrait pas, face à ces grands yeux azur et ce corps élancé?).
Après une fausse piste, Utah se rend à l'évidence: c'est bien Bodhi et sa clique qui sont les anciens Présidents...


Bref, vous connaissez tous l'histoire.


Points négatifs.


-Les potes de Bodhi sont à peine esquissés (excepté Rosie qui a un peu de profondeur),
-Utah est trop libre en tant que nouvelle recrue du FBI (c.a.d gratte-papier),
-Keanu Reeves n'a peut-être pas toute l'étoffe nécessaire pour interpréter Johnny Utah.


Points positifs.


Outre le trio Swayze/Busey/Petty excellent dans leurs rôles respectifs, le scénario nous dépeint un univers loin des clichés d'alors (les surfeurs, c'est que des fumeurs de oinj, des prétentieux et des gosses de riche),
-fait de Bodhi le Nemesis de Utah,
-tandis que Kathryn Bigelow nous livre une réalisation dynamique, sans esbroufe visuelle (la seule explosion est vue brièvement en arrière-plan, pas de cascade en voiture qui défie les lois de la gravité, pas de grandiose paysage...) ni narrative (pas de punchlines, pas d'incohérence nous faisant perdre le fil...).


Point Break est un film sobre.
Efficace.
Avec un vent de liberté qui nous emporte (ah, la scène finale on ne peut plus logique).

Créée

le 12 mars 2016

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The-Lizard-King

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