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le 28 avr. 2025
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Si Dwayne Johnson incarne désormais la montagne de muscle bienfaisante au haussement de sourcil indétrônable, Tom Hardy, lui, est devenu le petit bourru crasseux par excellence. Et Havoc en est l'ultime et somptueuse preuve.
Il fallait le voir pour le croire : dans une cité numérique et poisseuse, Gareth Evans fait rôder Hardy tel un grizzly, à l'apparence trapue et café en main, avec quelques comptes à régler. Et c'est tout simplement magnifique. La boule de muscle pète des gueules dans des séquences d'actions démentielles, certes en deçà de The Raid, mais servi par une très belle photographie qui botte sévèrement le cul à l'infâme colorimétrie rose du film phare de Gareth Evans. C'est extrêmement violent et surtout c'est extrêmement texturé. Les balles font jaillir des étincelles, le bois explose en mille copeaux tandis que la neige salope. Et que dire des litres de sang à l'aspect glorieusement palpable. Ô que c'est plaisant !
Sans oublier le summum du fun lorsqu'Evans, pas du tout craintif à l'idée de se ridiculiser, filme ses héros et vilains bondir au ralenti, flingue en main, pour déchaîner le feu, ou encore mieux : tenir un fusil à pompe d'UNE SEULE MAIN. Tout simplement savoureux !
Reste quand même que la violence est parfois beaucoup trop gratuite et que la suspension consentie d'incrédulité est bien trop souvent mise à rude épreuve puisque les méchants ne savent tout simplement pas viser, ratant à chaque fois ce bon vieux Tom qui lui ne se loupe étrangement jamais. D'ailleurs, en parlant du bourru animal, il est regrettable que son personnage ne soit pas un poil mieux approfondi, sa soudaine envie de s'acheter une conscience faisant office de cheveux sur la soupe. Le scénario de Gareth Evans reste en général trop en surface, mais lui-même l'a dit : on est pas là pour ça. On est là pour voir Tom en chemise de redneck envoyer un Chinois au travers d'un parquet avant d'affronter la boss finale. Du grand art !
Par contre, qu'on ne cherche plus à me faire croire que le cadeau acheté à la va-vite par Hardy pour sa fille est complétement naze : une figurine de cheval Schleich ça va jusqu'à 20 balles, les vrais savent ! Père de l'année moi je dis !
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le 28 avr. 2025
Modifiée
le 28 avr. 2025
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