Le film est assez entrainant dès le début bien qu'il fasse assez daté.
La personnalité singulière du héros séduit par sa franchise et son instinct dicté par ses "balls", ce qui offre des premières scènes plutôt bien menées.
Le soucis c'est qu'au bout d'une heure l'histoire et les personnages ne seront pas creusés plus profondément, le film s'enferme dans un chemin balisé et prévisible.
On ne saura pas comment ce type aussi impulsif que râleur à bien pu réussir à atteindre le sommet de son business aussi rapidement.
Les personnages disparaissent dans l'indifférence les uns après les autres et le cabotinage de Pacino agace à la longue après son 200ème "fuck" et son 30ème discours affalé sur sa chaise/son canapé/dans sa baignoire avec ses mimiques qui afflige son auditoire.
Il parait que ce film est culte et que certains se reconnaissent dans les "valeurs" de ce personnage. Montana a peut-être des "balls" mais on retiendra surtout sa débilité et la vacuité de son existence.
A part le pognon il ne s'intéresse à rien, il ne se satisfait de rien et de temps en temps il lui arrive d'avoir des scrupules émergeant de sa médiocrité le temps d'une scène.
Si on cherche à trouver de grandes métaphores, une vision complexe du monde, de la beauté et des émotions dans le crime organisé autant se tourner vers les oeuvres de Scorsese plus intello mais signifiant.
Et plusieurs productions récentes ont depuis supplantées le genre dont Breaking Bad avec le même Mark Margolis qui font oublier ce film caricatural.