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Il y a des films, comme ça, pour lesquels tu peines à trouver les mots justes pour qualifier ce que tu viens de voir. C'est tout l'effet que m'a fait Spring breakers d'Harmony Korine.
En bref, quatre étudiantes rêvent de passer leurs vacances d'été au Spring Break, événement incontournable de la fête made in Californie. Faute de moyens, elles se lancent dans le braquage. Débute alors leur périple, entre sexe, alcool, drogue, bikinis et case prison. Elles font alors la rencontre d'Alien, gangster local, qui décide de jouer les protecteurs de ces dames.
Entre son affiche pop lolita, boob's apparents, et un tel pitch, je m'attendais à un énième film sur la décadence teenage, moralisateur à souhait, tout droit venu de l'Amérique grenouille de bénitier, bien-pensante. Monumentale erreur !
Évidemment qu'on assiste à cette déchéance à coups de coke et de nibards mais, ou plutôt MAIS, rien à voir avec le drama pleurnichard ou la comédie loufoque. Ici, dès le début, on plonge dans la perte d'innocence, dans le cynisme effronté d'une jeunesse aux codes moraux transgressifs, sinon absents. Et on se surprend à assister à cela sans l'ombre d'un sentiment de compassion.
Une perversité méphitique jouissive renforcée par une mise en scène détonante, entre bling-bling, exhibition et excès en tout genre. Nos yeux et nos oreilles sont saturés de couleurs, de tourbillons, de house et de rap. Et on en redemande, même si on déteste ça.
Et voilà que James Franco, alias Alien, méconnaissable et prodigieux avec ses dreads et sa dentition plombée, se met au piano et entonne Everytime de Britney Spears, accompagné de son harem de trash lolitas, affublées de cagoules rose bonbon, parmi lesquelles on trouve Vanessa Hudgens et Selena Gomez ( bien loin de leur image de chastes jeunes filles). Ô douceur malséante ! Tout ça pour finir dans un bain de sang démesuré mais tellement naturel ! Où est le problème ?
En somme, on ne rit pas, on ne pleure pas, mais on prend doucereusement son pied.
Créée
le 9 janv. 2021
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