Une catastrophe climatique bouleverse la planète, les pôles magnétiques de la Terre se sont inversés. Les océans ont anéantis les continents, laissant derrière eux un vaste désert…
13 ans après son dernier film (Nuit blanche - 2011), Frédéric Jardin est de retour avec un film catastrophe, c’est plutôt rare de trouver ce genre de production dans le paysage cinématographique français et on s’en félicite ! N’ayez crainte, le film est à des années-lumières des rocambolesques (et ridicules) productions de Roland Emmerich, de toute façon, le faible budget alloué au film ne pouvait pas leur permettre d’en faire des caisses et c’est tant mieux. De la sobriété en veux-tu, en-voilà, rares sont les séquences en CGI (tourné en décors naturels en plein désert marocain) et on s’en réjouit, c’est plus crédible ainsi.
Le film se regarde avec facilité, grâce à un habile mélange de comédiens peu, voire pas connus dans l’hexagone (ce qui aide pour s’identifier aux personnages). En dehors d’Émilie Dequenne, le reste du casting est inconnu au bataillon et c'est tant mieux (mention spéciale à Arben Bajraktaraj qui est parfait dans le rôle du rôdeur au harpon).
Survivre (2024) est scindé en trois parties, lorgnant vers le fantastique, avant de bifurquer vers le survival, puis vers la Série B. Compte-tenu de ses ambitions, le film n’a clairement pas à rougir face aux blockbusters US, le film parvient amplement à faire le job avec ses moyens (dérisoires pour ce type de production). Certes, le film est loin d’être parfait sur toute la ligne, mais on saura s’en satisfaire.
● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●