Taken 2 par Charles Dubois
On avait apprécié Taken, premier du nom, avant que celui-ci ne soit bafoué par des suites insipides qui n'ont pour credo que la réussite monétaire, son intelligence, son personnages principal, sa violence efficace.
Il semblerait que les producteurs et scénaristes aussi. A un tel point que ce deuxième épisode repose entièrement sur des acquis du premier et met comme preuve de son originalité le renversement de situation ; ici ce n'est plus la fille qui se fait enlever mais les parents.
Le film joue avec les codes du premier, n'hésitant pas des flash-back et des clins d’œils à la fameuse phrase...
Tout ce qui faisait la subtilité du premier film est ici détourné, et réutilisé grossièrement.
Mais là où le film se perd totalement c'est en ne se concentrant plus sur son personnage principal mais en envisageant d'offrir un point de vue sur les autres. On se retrouve du côté des méchants, et n'avons donc plus aucune surprise, on se concentre sur la fille du héros et on se rend alors bien compte de la fadeur de son jeu et de son intérêt nul. En effet on ne sent plus d'intérêt pour le personnage de Liam Neeson qui ne donne rien et tue des albanais comme s'il en pleuvait, dans un ennui morose, le tout secoué dans des scènes d'actions horriblement mal filmées qui nous ont perdre tous nos repères et ne plus comprendre ce qu'il se passe. Pour aider, quelques ellipses temporelles terriblement mal gérées et des incohérences grotesques.
Enfin on achèvera sur une recherche vaine d'un pathos qui n'est pas à sa place et une répétition lassante de scènes qui se calquent sur elles-mêmes et s’enchaînent durant 1h30.
Le tout sur un final ridicule où le gentil et le méchant se parlent comme des hommes, des vrais, bavardent sur la morale et la confiance, avant que l'un des deux ne meurt comme une m...
Et je vous laisse deviner lequel des deux.
On ne retiendra que quelques d'actions réussies de ce navet qui sort de son ennui au bout de quelques 50 minutes.