Un agent secret découvre que des objets, et même des humains, peuvent inverser la marche du temps. Ainsi, ils apparaissent comme filmés à l’envers, mais continuent d’interagir avec leurs environnements. L’agent secret finit par comprendre que cette technologie, qui vient du futur, peut provoquer une apocalypse. Mais comment vaincre des adversaires qui savent déjà comment il va agir ?
Christopher Nolan est un authentique génie. Il l’avait déjà démontré dans le très technique Memento, et s’en sert ici pour créer une histoire époustouflante. Mais attention, la narration, déjà obscure de par sa composante temporelle virevoltante (faut vraiment bien s’accrocher), est davantage assombrie par le côté agent secret qui ne dévoile jamais complètement les tenants et les aboutissants du scénario. Du coup, le spectateur doit vraiment se concentrer pour suivre. Par ailleurs, quelques notions de physique sont nécessaires pour saisir toutes les subtilités du film.
L’histoire, sombre à souhait, est heureusement éclairée par le sourire tranquille de John Washington qui dédramatise beaucoup de situations. Mention spéciale à Robert Pattinson, à des années-lumière de son air de dépressif moribond. Il campe ici un coéquipier fiable et positif (sûrement à cause du sourire de Washington). L’ensemble reste tout de même triste (c’est Nolan, quand même), dur et impitoyable.
Très grand film, mais difficilement accessible.