Poison Girl
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Puis un défilé de mode introduit une esthétique plus travaillée, plus suspendue dans le temps (,plus prétentieuse), et tout bascule. On perd toute cohérence avec une héroïne qui change de personnalité d'un claquement de doigt (et qui en rechange encore...), l'artificialité de l'image devient écœurante (trop d'effets de lens sur l'écran, trop de lumières retouchées en post-prod, mes pauvres yeux). S'en suit un enchaînement d'images glauques - certaines peut-être cohérentes avec l'enjeux du désir de l'autre au travers de la jalousie et de la sexualité, d'autres n'ayant pas trouvé leur place dans le scénario, mais "comme c'est choquant, on garde !" - interminable. Certains ont quitté la salle, le reste s'est tapé un fou rire collectif lors de la séquence finale. Ce film est devenu sa propre parodie.
Cela me rappelle tout à fait ce que je n'aime pas dans les dernières saison d'American Horror Story : abandonner l'installation d'une ambiance angoissante qui fonctionnait au profit d'une seule esthétique qui ne parle qu'aux aficionados du "gore sexy". Les événements morbides qui marquent la fin du film auraient été plus marquants, plus émouvants, s'ils avait été commis par des humains, mais ces personnages manquent d'humanité, ne sont que des pantins. D'aucuns diront "c'est normal, ce sont des mannequins". Il ne faut pas alors s'étonner qu'une pub de parfum (certes travaillées dans les détails, mais toujours de mauvais goût) étendue à deux heures ne me fasse guère d'émotion si ce n'est de la consternation sur la gâchis monumental que représente ce film.
P.S. C'est quoi ce générique de fin ? On dirait un clip de chanteuse RnB, sans inspiration mais qui avait désespérément besoin d'un clip, alors elle va sur la côte la plus proche et filme ses cheveux dans la brise maritime parce que c'est joli et que ça colle sur n'importe quoi.
Créée
le 9 juin 2016
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