Début de la chronique de Thor ici. Après 2013, et l’échec critique de Thor : Le monde des Ténèbres, la firme Marvel Studios décida de mettre le paquet en invoquant la patte artistique d’un visionnaire, Taika Waititi, à qui l’on devait Jojo Rabbit, Boy et Vampires en toute intimité. Le film Thor : Ragnarok dure cette fois 2 h 10 min. Sorti en 2017, Thor sort du cadre fantastique pour s’ancrer plus littéralement dans la fantasy old school.
Car c’est en effet avec grande surprise et peut-être avec un plaisir mêlé de quelques moments gênants, que j’ai pu retrouver un Thor et sa toute nouvelle équipée sauvage, revisitée, dans un monde aussi fantaisiste que dans Le Cinquième Élément de Luc Besson (culte !) ou proche des Star Wars récents. Dans cet opus, Taika Waititi fait table rase du passé. Le père Odin meurt, Loki et Thor forment un duo de choc, cette fois plus étoffé que dans les précédents films. Du reste, les propositions visuels du cinéaste sur du Led Zeppelin sont bien différentes de celles de Kenneth Branagh et d’Alan Taylor, tous les deux plus sages et plus traditionnels.