Une Sirène à Paris fait partie de ce que le cinéma français propose de mieux. Vraie morceau de poésie, puisant aussi bien chez Gondry et Jeunet que Kerouac et Vian, ce film est une bouffée de liberté dans un paysage audiovisuel brillant généralement pour sa mornitude.
Je ne peux que vous encourager à lui donner sa chance car, des oeuvres comme celle-ci, vous n'en croiserez pas beaucoup. C'est subtil, intelligent, criant de sincerité, fou d'imaginaire...
Un vrai morceau de résistance poétique comme il ne s'en fait que trop peu.
Et je ne peux que me désoler de voir que lors de l'avant première Senscritique, tout une partie du public a décidé (car c'est le bon terme) avant même que le film ne commence que "s'il y a une sirène, c'est forcément de la merde". Rien n'est plus triste que des prétendus cinéphiles fermé d'esprit qui, face à une trop grande ouverture dans l'imaginaire, se renferme dans leur coquille, de peur, peut-être, d'admettre avoir été touché par "un film avec une sirène".
Oui, Une Sirène à Paris n'est pas le meilleur film de la décennie. Oui, il a des défauts. Mais réussir, en 2020, à porter un long métrage d'une telle sincérité, d'une telle poésie, d'une telle créativité, c'est un exploit tellement grand que cela compense très largement le reste.
Aller le voir. Sincèrement.