Le film est dégueu, j'ai pas vu la dernière partie. Pourtant Kôji je l'aime bien sur le papier mais chaque fois c'est chiant ou c'est dégueu. Ce film par contre j'y repense souvent, quelques bribes d'images dégueulasses qui choquent et restent mais surtout par ce qu’il illustre bien intimement la lâcheté des paumé.e.s nulosses qui arrivent à rien et se démènent avec leurs idées jusqu'à s'autodétruire. Impuissants ils voudraient être la cause et observer leurs effets, mais rien. J'ai l’impression que comme eux je suis particulièrement dur avec ceux que j'aime quand je retrouve chez eux mes défauts les plus tenaces. On voit bien ça dans le film grâce à l'histoire du groupe, sordide et grotesque en même temps. Les curseurs ont été poussés à fond pour qu'on comprenne bien où mène cette mécanique psychologique si elle est débridée. Contrairement aux violences physique, celle intérieure, dû aux petites choses enfouies profonds, mesquines, pathétiques, touche plus fort dans le film. Ça donne envie d'arrêter la morale, d'ouvrir sa généalogie et de privilégier la douceur sans trop se forcer.