Suite au succès incontestable de l'opus X-Men : Le Commencement, la franchise cinématographique des mutants de la famille Marvel se poursuit avec cette suite qui semble bien reprendre le même concept scénaristique que celui du Terminator. En effet, la production commence par une introduction frappante et inimaginable d'une extinction impardonnable de l'humanité, sur une terre où la mort, la tristesse, la désolation et l'esclavage règnent plus que jamais. Cette introduction inconcevable est également renforcée par un affrontement calamiteux entre les Sentinelles, des robots géants capable de s'adapter aux pouvoirs des mutants, et les X-Men désespérés, totalement impuissants face à la menace robotique qui les traque sans cesse.
On a vraiment l'impression de regarder un film de Terminator avec des mutants dans le scénario, d'autant que les scénaristes ont même intégré le concept des voyages dans le temps dans l'histoire. Pour un public qui suit les péripéties des X-Men depuis le premier film, je crois qu'on est face à une belle surprise cinématographique mémorable. On retrouve non seulement le casting principal de l'opus X-Men : Le Commencement mais également celui de la première trilogie, avec quelques nouveaux mutants comme Blink ou Bishop. Pour la septième fois, Hugh Jackman campe le rôle de son incollable mutant à griffes aux griffes d’adamantium, toujours avec des muscles congestionnés et des veines dépassant la peau.
Encore une fois, son personnage prend une nouvelle ampleur de sa personnalité intransigeante, l'acteur se voit contraint de convaincre les jeunes Professeur X et Magneto de coopérer pour que les Sentinelles ne voient jamais le jour. Ce dernier va devoir se montrer très patient, faire preuve de pédagogique et savoir employer les bons mots, chose à laquelle notre mutant emblématique n'a pas l'habitude de faire. C'est à croire qu'on cherche vraiment à nous faire connaître le personnage sur tous les détails. On note également la présence de Mystique, mutante qui prend beaucoup d'importance dans cet opus, incarnée par la brillante Jennifer Lawrence. Celle-ci se la joue solo, agit comme une sorte d'espionne qui travaille pour son propre compte et devient même l'élément déclencheur de la catastrophe futuriste.
Pour ce qui est de jouer avec les émotions, l'actrice sait parfaitement le faire, elle ne se limite à rien et exprime en toute liberté. Avec la même qualité d'interprétation que celle de la plupart des opus, des acteurs comme James McAvoy, Michael Fassbender, Patrick Stewart, Halle Berry ou Shawn Ashmore reprennent leurs protagonistes respectifs avec autant de classe et de sérieux. Tous ces derniers agissent dans un film qui développe intelligemment un fond scénaristique similaire à celui du Terminator, sauf que la progression de Wolverine dans le passé et le combat chaotique des mutants dans le futur se suivent en parallèle. La situation est grave, l'urgence est totale, on est considérablement plongé dans un contexte sensiblement alarmant.
En regardant bien, on retrouve un peu le même style narratif que celui du Matthew Vaugh dans le précédent opus mais dans la mise en scène, on est plus à du Bryan Singer qui d'ailleurs reprend la franchise qui l'avait lui-même commencé en 2000. C'est comme si les producteurs se sont offerts une assurance pour maintenir la réussite évidente de cette univers cinématographique. Est-ce une chose qui a été prévue ? Je ne le saurais dire mais en tout cas, c'est une bonne chose de l'avoir fait puisque cela permet au public de revoir ce qui a fait le bon début de cette franchise, à savoir de la tension musicale entraînante, des scènes de combat techniquement bien foutues, une mise en scène précise et adroite et des magnifiques effets spéciaux qui intensifient avec subtilité les scènes mouvementées.
C'est pratiquement que du plaisir que je ressens quand je mate ce genre de production. C'est comme si on a fait plusieurs essais d'un produit et qu'on a intégré tout ce qui a marché dans un seul projet. En ce qui concerne, j'ai immédiatement adhéré à cette vision scénaristique qui remet bien en question la bêtise humaine pour ce qui est de concevoir une technologie dans l'unique but d'éradiquer les mutants, tout en prenant le risque de perdre le contrôle des Sentinelles. C'est un opus qui m'a vraiment conquis, bourré de bonnes trouvailles comme la scène mythique du Vif-d'argent dans la cuisine du Pentagone, intelligemment bien mené du début jusqu'à la fin. Le seul reproche que j'aurais à faire, c'est peut-être un manque d'explications sur la rivalité entre le professeur X et Magneto, en particulier sur leur relation incertaine avec Mystique, pas très claire cette partie de l'histoire mais ce n'est qu'un petit détail de rien du tout. 9/10
- Sache une chose, tu ne connais pas Erik. Cet homme est un monstre, un assassin. Tu prétends convaincre Raven de changer, de rentrer bien sagement, c’est merveilleux. Mais si tu penses changer Erik, tu te trompes !
- C’est vous deux qui m’avez envoyé ici.