Je suis un grand fan des jeux de rôle, que j’ai surtout découvert par le biais des « RPG vidéoludiques occidentaux », parmi lesquels mes références sont notamment The Witcher, Dragon Age, Skyrim et les Royaumes d’Amalur. Je possède donc une expérience assez incomplète puisque les JRPG constituent des références, et j’y ai assez peu touché. Les exceptions sont les séries Pokémon et les Mario & Luigi, qui visent un public plus jeune.
Pourtant Crosscode m’a fait de l’œil. Je ne suis pas sûr qu’il ait eu un immense succès, mais à l’instar d’une pléthore d’équivalents, il a sa petite communauté. Dans ce jeu, le principe de « l’isekai » est mêlé à du JRPG : on contrôle Léa, une jeune fille ayant perdu la mémoire (insérer ici la citation sur les vieilles casseroles), et qui doit évoluer dans ce monde virtuel. Jusque-là, rien de particulier, cependant ce jeu excelle sur de nombreux points.
Comment énumérer ces qualités ? Sans que le jeu soit magnifique, les graphismes sont jolis et mêlent à merveille le « pixel art » typique de la génération de la super NES (d’après ce que j’ai vu des vidéos puisque je suis trop jeune pour y avoir joué). Nous parcourons plaines, forêts, montagnes, cavernes et jungle, des biomes somme toute classique, mais les décors sont suffisamment détaillés et les musiques en accord que l’immersion est garantie. Il s’agit d’un univers charmant, haut en couleur, et truffé de clins d’œil et de vie.
L’on pourrait affirmer qu’au cœur de chaque vidéo se trouve le gameplay. C’est en partie vrai ici puisque nos explorations sont ponctuées principalement de combats et d’énigme. Contrairement à d’autres titres du genre, Crosscode propose un système de combat en temps réel en lieu et place de tour par tour. Le système d’éléments revêt encore une fois du classique mais est maîtrisé pour des affrontements dynamiques. Il faut s’adapter aux patterns et résistances de chaque ennemi, ce qui est aussi valide pour les boss dont la difficulté varie beaucoup. Tout comme les énigmes, ces épreuves consistent en un subtil mélange entre réflexion et réflexes. Parfois la difficulté est un poil trop relevée mais pas de quoi gâcher l’expérience de jeu.
Car entre ses séquences fichtrement efficaces, le jeu nous propose une aventure fidèle aux codes de son univers. Nous sommes entourés d’un comité relativement restreint de personnages, avec des traits assez reconnaissables (la française avec du caractère, le russe expert en informatique) et toutefois fort attachant. Avec sa cinquantaine d’heures au compteur, Crosscode est cadencé par des rebondissements bien sentis, et des passages lourds en émotions.
Crosscode est donc un concept qui fonctionne à merveille. Non content de m’avoir offert une expérience inoubliable, il m’a donné le goût aux JRPG, précisément ce à quoi il rend hommage !