Voilà, c'est un titre tout en finesse qui résume finalement assez bien ma pensée pour ce jeu. Tout d'abord « ça claque » parce que ce jeu est vraiment bon et « la chatte » pour rappeler certaines missions animalières du jeu (oui, nous parlions de l'animal, bande de malotrus).
C'est mon petit garçon qui a reçu Lego City pour son anniversaire et alors que je cuvais tranquillement une bonne demie douzaine de coupe de champagne (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, j'ai testé pour vous) mon fils mit la console en route.
Tout d'abord, puisque c'est l'aspect visuel qui dicte sa loi au démarrage, nous nous trouvons en présence d'un soft assez joli rempli de petits détails sympathiques. C'est vaste, coloré, c'est du jouet animé quoi...
Mais ce qui m'a interpellé entre deux reflux gastriques dans la séquence d'intro c'est l'humour potache omniprésent qui m'a réellement fait me bidonner (certes j'en avais un peu dans le cornet, mais ça prête à rire, sincèrement).
Après avoir décuvé, je me suis créée ma propre partie et très sincèrement, ma gueule de bois ne m'a pas empêché de m'éclater. Tout d'abord parce que sous des aspects « enfantin » se cachent de nombreuses références humoristiques que seuls des adultes ou des plus grands peuvent comprendre. En particulier nous auront de nombreux clins d'oeil aux grandes œuvres du cinéma (les Évadés, le Parrain...). C'est vrai que souvent les jeux vidéo se prennent vachement au sérieux quand même. Ben là non, et c'est vraiment chouette. Un bol d'air frais.
Depuis j'ai acheté Le Seigneur Des Anneaux Lego et je m'aperçois que c'est une constante chez eux. En plus d'offrir des jeux techniquement aboutis ils distillent savamment des pointes d'humour dans des quêtes pourtant assez sérieuse. Et puisqu'on parle de distiller, je me suis quand même servie une bière pour aborder le soft dans des conditions optimales.
Ici nous incarnons Chase Mac Cain, flic parti en ermitage on sait pas trop où et qui revient à Lego City pour traquer le grand méchant Rex Fury sévissant à nouveau en ville. A l'instar d'un GTA nous voici catapulté dans Lego City avec une mission principale, des tonnes de missions annexes et une liberté totale d'action. Les références à GTA sont d'ailleurs nombreuses, le plus parlant étant le système du jeu en lui même. Vous pourrez voler des véhicules à loisir, écraser des passants qui se reconstruiront plus tard et la ville ne vous sera pas entièrement accessible au démarrage. Au fur et à mesure des missions vous débloquerez certains quartiers.
Mais là où Lego City est très habile selon moi, c'est qu'il donne envie. Petit à petit votre héros obtiendra diverses capacités (arroser des plantes pour les faire pousser, utiliser des téléporteurs, utiliser un grappin...). Vous verrez donc des tas d'endroits inaccessibles qui se débloqueront petit à petit selon votre avancée dans l'histoire. Et on se surprend souvent après une mission à flâner en ville pour découvrir tous ces lieux jusqu'alors inaccessibles. Et c'est juste gargantuesque !
Selon moi c'est une méthode efficace. C'est des trucs qu'on retrouve aussi dans les vieux Zelda. On passe devant différents rochers en sachant pertinemment que plus tard dans l'aventure on aura la capacité de les soulever et découvrir quels mystères ce cachent en dessous. C'est vraiment le genre de truc que j' adore.
Nous pouvons aussi noter les personnages secondaires tous plus débilos les uns que les autres, le chef de police tout droit sorti des Simpsons et des missions parfois complètement barrées.
Le gros point faible du soft restera sa difficulté somme toute anecdotique, mais c'est un tel plaisir d'avancer dans cette histoire que finalement on passe l'éponge. Je dois tout de même avouer que ne jamais mourir n'est pas une bonne chose selon moi, surtout dans un jeu qui se destine prioritairement aux enfants. Je trouve que la frustration dans le jeu vidéo ça a du bon parfois. Ca permet de persévérer, de tester ses nerfs et de ne pas attendre que tout te tombe tout cuit dans le bec. Je mets en cause ce genre de difficulté zéro car c'est ça qui nous donne une génération de gamers instables et incapables de finir un jeu sans passer par le mode facile. Tout ça pour dire qu'on aurait bien aimé un choix dans la difficulté.
Le dernier point que je souhaitais aborder, et puisqu'on est sur WiiU, c'est l'utilisation très habile du gamepad. Je me répète par rapport à d'autres critiques sur cette même console, mais cette mablette est juste une tuerie. Voici plusieurs mois que j’enchaîne les jeux sur WiiU et honnêtement, j'ai du mal à reprendre ma manette PS3 après. Quand c'est bien foutu comme ici, ça devient indispensable. Quel confort, quel gain de temps et c'est tellement intuitif ! On ne se perd pas pendant 3 plombes dans des menus à rallonge, tout est sous le doigt. Ils ont utilisé la mablette de façon très intelligente et c'est chouette. Je sais pas si cette console aura du sucés, mais une chose est sûre, elle aura marqué l'esprit de ses heureux possesseurs.
Donc ce jeu est une excellente surprise. Parfois ça a du bon d'avoir un catalogue pas trop chargé. Si le rayon WiiU avait croulé sous les jeux, jamais je n'aurais jeté mon dévolu sur ce Lego City. Ma foi, cela aurait été une belle erreur !