L'Histoire sans fin par Nananah
Ayant compris que cette histoire, ou le film qui en a été tiré, est un grand classique pour beaucoup, mais n'ayant jamais vu ce film plus jeune, j'ai décidé de lire l'Histoire sans fin, pour enfin combler ce manque. C'est un livre jeunesse, et je le savais. Ce n'est pas parce qu'un livre est "jeunesse" qu'il est médiocre. Bon, sauf que là en l'occurrence, si.
Si les aventures d'Atréju m'ont parues plutôt prenantes, j'ai trouvé la deuxième partie du livre interminable. Sans fin, tu m'étonnes oui, j'ai terminé le livre au plus vite pour pouvoir passer à autre chose. Certes, le parcours d'Atréju, puis de Bastien, l'idée du monde fantastique et du monde des Hommes connectés et que le passage de l'un à l'autre est possible pour quelques élus, m'a bien plu.
Mais tout cela est gâché par un découpage en chapitre vraiment mal pensé, qui casse le rythme en permanence. Ce découpage rappelle un découpage qu'on peut retrouver dans un conte philosophique ou dans un récit de légendes, sauf que de philosophie, il n'y a rien à part une réflexion tout à fait basique qu'on retrouve dans la majorité des livres d'enfants, et quant à se croire dans une légende, le style est tellement mauvais et simpliste qu'on n'y croirait pas une seule seconde. Je ne comprend pas l'allemand donc je ne peux pas juger en VO, mais je doute que le style y soit travaillé et que ce soit une histoire de traduction...
Ca m'énerve, ces livres jeunesse qui sous prétexte qu'ils sont jeunesse s'autorisent à être mauvais, après tout c'est des gosses, tant qu'il y a l'histoire... Ben non. Déjà c'est assez prétentieux de croire que ton histoire elle est assez bonne pour à elle seule captiver des lecteurs, alors crois moi c'est pas du luxe que de te remuer un peu pour que ton livre il sorte du lot. Il y a des bons auteurs jeunesse, il y a des bons livres jeunesse, mais celui-là n'en fait je pense pas partie.
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EDIT : Après réflexion et discussions avec des gens ayant beaucoup aimé le livre... je trouve ma critique un peu dure. Certes, la réflexion posée par le livre est très manichéenne, et quand je pense à la subtilité d'un Pullman, Ende souffre beaucoup de la comparaison. Cependant, pour replacer les choses dans leur contexte, l'Histoire sans Fin date de 1980, date à laquelle en jeunesse essayant de réfléchir un peu à ce qui fait l'humanité, on n'a pas non plus grand grand chose à se mettre sous la dent. Des Chroniques de Narnia, peut-être. Donc je n'enlève pas mon dernier paragraphe de critique, encore écrit sous le coup de la déception, mais je voudrais le nuancer en précisant qu'apparemment, à l'époque, il sortait quand même du lot, il faut croire.