Si tu pensais que les thrillers de Grangé étaient toujours des courses-poursuites haletantes et ultra-maîtrisées, Le Concile de pierre est là pour te prouver qu’un cocktail thriller + surnaturel peut vite ressembler à un shaker secoué trop fort.
L’histoire suit Diane, une mère célibataire adoptive, dont le fils est visiblement la cible d’une conspiration aussi obscure qu’incompréhensible. Ça commence par un enlèvement, puis ça bascule vite dans une intrigue qui mêle mysticisme, expériences secrètes et vieilles légendes asiatiques. En gros, imagine Taken… mais avec des chamans et des mutations génétiques en prime.
Le gros point fort ? Ça se lit vite et Grangé sait poser une ambiance. On retrouve son talent pour le suspense, son écriture nerveuse et son goût pour les atmosphères lourdes et inquiétantes. Certains passages sont franchement captivants et l’idée de départ avait du potentiel.
Le hic ? Ça part dans tous les sens et on finit par se perdre. L’intrigue veut tellement être originale qu’elle en devient chaotique, avec des rebondissements qui semblent parfois sortir d’un chapeau magique. On passe d’un polar à un roman mystique, puis à un pseudo-film d’horreur… et au final, on a surtout l’impression d’un puzzle dont les pièces ne s’imbriquent pas vraiment.
Bref, Le Concile de pierre, c’est un thriller ésotérique qui avait une bonne base, mais qui finit par trop en faire. À lire si tu veux une expérience de lecture étrange et intrigante… mais sois prêt à lever un sourcil perplexe à plusieurs reprises.