"Le lessiveur" est la suite de "L'immortel", polar marseillais signé du journaliste Franz-Olivier Giesbert, dans lequel on retrouve ses personnages inspirés du réel, à commencer par l'ancien parrain Charly Garlaban et la commissaire Marie Sastre.
"L'immortel" m'avait plutôt séduit, et l'intrigue du "Lessiveur" n'est pas plus mauvaise, au contraire, pourtant je reste dubitatif face à cette suite. En effet, on y retrouve tous les défauts du premier, encore plus criants, tandis que la saveur originale et authentique de l'atmosphère phocéenne ne fonctionne plus aussi bien.
Certes, les expressions méridionales sont toujours présentes, mais la surprise ne joue plus.
D'autre part, Giesbert persiste à multiplier indéfiniment les protagonistes, sans leur donner d'épaisseur psychologique ; on aurait préféré moins de personnages, mais dotés d'un véritable développement.
Autre défaut récurrent, surtout dans un polar, on devine le coupable à des kilomètres, malgré les timides tentatives de l'auteur pour brouiller les pistes.
Heureusement, Franz-Olivier Giesbert propose à nouveau des chapitres très brefs et une écriture élégante, garants d'une lecture rapide et agréable.
Mais je pense que ses talents seront mieux adaptés à d'autres travaux, le roman policier ne semble pas fait pour lui...