Ce n'est que le deuxième roman que je découvre de Michael Connelly, après "Le poète" (pour l'instant je respecte l'ordre de parution), mais ce qui ressort de son style, c'est l'aspect carré, précis, rigoureux, on sent bien que l'auteur a été journaliste dans une première vie.
Comme dans "Le poète", on suit une enquête au long cours, où le héros est amené à seconder le FBI, représenté par une belle jeune femme dans les deux cas, dont on se demande si elle le manipule.
Dit comme ça, on pourrait penser à du copier-coller, mais heureusement les deux affaires n'ont pas grand chose en commun, et le personnage central diffère, puisque le policier Harry Bosch succède au journaliste Jack McEvoy.
Au début de "The black echo", Harry Bosch découvre le cadavre d'un ancien combattant du Viêt-Nam, qu'il a bien connu sur le front à l'époque, ayant été tous deux des "rats de tunnel" durant le conflit.
En guerre avec sa hiérarchie, ce franc-tireur de Bosch remontera progressivement la piste de ce meurtre déguisé, jusqu'à découvrir une vérité sordide...
Michael Connelly construit ici un récit détaillé et passionnant, très ancré dans les années 90 et doté d'une fin un peu invraisemblable.
Hélas, dans de nombreux polars, c'est souvent le prix à payer pour se délecter auparavant d'une histoire mystérieuse et captivante.