Si tu pensais que le futur était un vaste territoire à explorer rempli d’innovations et de mystères, Péplum est là pour te prouver qu’on peut aussi en parler en restant assis dans une pièce pendant tout un roman, avec un dialogue aussi statique qu’un entretien d’embauche chez les Illuminati.
L’histoire ? Une autrice (tiens, tiens) se réveille un jour en l’an 2650, capturée par un scientifique du futur qui a manifestement du temps à perdre et décide de lui expliquer, en long, en large et en travers, comment le monde a évolué depuis le XXIe siècle. Au menu : débats philosophiques, considérations historiques et tentatives d’humour qui oscillent entre le génial et le euh… vraiment ? Bref, c’est un duel verbal où tout repose sur le ping-pong intellectuel entre les deux personnages.
Le gros point fort ? C’est du Nothomb, donc ça fuse. Les répliques sont ciselées, les idées sont parfois brillantes et la lecture est rapide. Si tu aimes les romans qui ressemblent à un long débat télévisé version dystopique, ça peut être amusant.
Le hic ? C’est du Nothomb… en mode bavardage XXL. L’intrigue tient sur un post-it, il ne se passe quasiment rien et la confrontation tourne vite en démonstration d’esprit plutôt qu’en véritable récit. On a l’impression d’être coincé dans une joute verbale où les personnages parlent, parlent, parlent… pendant que l’action dort quelque part sous un tas de livres d’histoire.
Bref, Péplum, c’est un roman qui se lit vite, qui peut séduire si tu aimes les dialogues vifs et les concepts un peu fous… mais qui peut aussi te donner l’impression d’être coincé dans un dîner mondain où personne ne te laisse en placer une. À lire pour l’expérience, mais pas forcément si tu espérais un vrai péplum avec action et décors grandioses.