- [17ème (1677) - Tragédie en vers - Tragédie classique]
No-sensei : Le théâtre classique a un thème récurrent (pour ne pas dire unique), celui de la passion fatale. A cela s'ajoute la tension entre raison et sentiment, la pression psychologique subie par les personnages et un certain intérêt pour l'Antiquité.
No-xious : Le théâtre classique, c'est surtout des neuneus coincés du cul dont la principale occupation a été d'établir des règles pour les suivre ensuite.
No-sensei : Pas faux, mais le Phèdre de Racine...
No-xious : Ah !! Phèdre ? Celle-la, je peux plus la voir en peinture ! C'est sur cette pièce qu'on doit faire la critique ? Laisse moi faire le résumé : Phèdre, c'est la belle-mère d'Hippolyte, fils du héros Thésée. Sauf que la belle-maman, elle a subi les colères d'Aphrodite, du coup elle est amoureuse de son beau fils. Pendant toute la pièce, elle est le cul entre deux chaises, et elle va même jusqu'à faire accuser Hippolyte de l'avoir agressée.. tout ça pour éviter de se faire pincer. Au final, elle provoque indirectement sa mort, et se suicide en se confessant...
No-sensei : ... Tu es injuste avec Phèdre.
No-xious : Elle a foutu le bordel autour d'elle et s'est octroyé le droit de mourir. Moi je trouve que c'est elle qui est injuste !
No-sensei : On doit juger la pièce, ici, pas le personnage ! Toujours est-il que Phèdre est une des pièces les plus jouées de Racine. Son héroïne est une femme exceptionnelle qui, même dans la passion la plus tourmentée, fait preuve d'une lucidité cruelle sur son propre sort et sur la tragédie qu'elle subit.
No-xious : N'empêche que c'est une salo...
No-sensei : Langage ! Lancez les citations avant qu'elle ne recommence à insulter la pauvre et pathétique Phèdre !
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée : C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
...
J'aime... à ce nom fatal, je tremble, je frissonne.