Si tu pensais que les thrillers nordiques avaient fait le tour du concept du "cadavre découvert dans des circonstances bien flippantes", Un cri sous la glace de Camilla Grebe est là pour te prouver qu’on peut encore jouer la carte du crime mystérieux, mais cette fois avec une touche de psychologie et des flashbacks bien sentis.
L’histoire ? Emma, vendeuse dans une grande enseigne, tombe sous le charme de son patron, un PDG riche et charismatique. Petit problème : il disparaît sans prévenir. Encore plus gros problème : on retrouve une femme décapitée dans sa maison. Sauf que cette femme ressemble… à Emma. Sauf qu’Emma a aussi disparu. Tu la sens venir, l’histoire tordue à base de secrets et de traumatismes enfouis ?
Le gros point fort ? L’ambiance et la narration. C’est froid, glaçant même (sans mauvais jeu de mots), et l’alternance des points de vue entre les enquêteurs et les personnages impliqués permet une belle montée en tension. On sent que Camilla Grebe veut jouer sur le psychologique plus que sur l’action pure, et par moments, ça fonctionne bien.
Le hic ? Ça manque un peu de rythme et d’originalité. On suit une enquête bien ficelée, mais qui met du temps à décoller, et certains personnages sont un poil trop classiques pour vraiment marquer. Et puis, on aurait aimé un peu plus de surprises dans le dénouement, histoire d’être vraiment secoué.
Bref, Un cri sous la glace, c’est un polar nordique efficace qui joue sur la psychologie et les faux-semblants, mais qui ne révolutionne pas non plus le genre. À lire si tu aimes les thrillers qui prennent leur temps, avec une touche de noirceur et de glace, mais sans trop d’éclats.