This is a story about how man becomes a monster
Grâce a Farewellglance, j'ai commencé a regarder très sceptiquement ce qui semblait être la série fétiche de pas mal de monde. Je la remercie de tout coeur d'avoir insister. Cette critique comprendra une appréciation globale de la série et non une critique par saison comme pour Dexter car les différentes saisons de Breaking Bad restent constante en qualité.
Tout d’abord, il faut dire que l’acteur principale ne m'était pas inconnu et donc que la surprise a été assez bonne de retrouvé le père de Malcolm, cette série complètement déjantée.
En dehors de cette intrigue d'une trop rare intensité, reposée sur de véritables rebondissements, d'autres atouts jouent en faveur de la série. J'ai apprécié les rebondissements « chimiques » presque incongrus dans cette atmosphère de violence. Mais c'est le contraste entre les rues et la famille bouleversée par la maladie qui heurte le plus. Des scènes toutes simples, sans exagération, dont la réalisation est absolument poignante. La famille, elle, est clairement attachante. J’aime particulièrement le personnage de Hank, qui a des apparences bourrues, mais sait se montrer tendre avec ses proches tout en restant impartial vis-à-vis de la loi et de son métier. Jesse Pinkman est quand à lui le personnage le plus captivant au fil des saisons. Bien que voulant jouer le caïd, c’est un personnage avec une sensibilité importante, la vie ne l’a pas épargné et Walter encore moins.
En ce qui concerne l'interprétation, Bryan Cranston réalise ici une performance stupéfiante avec une puissance incroyable. Il joue son rôle avec une rare intensité, c’est clairement saisissant. La transformation apporté au personnage au cours de l’avancement de la série est bluffante, elle modifie le comportement du personnage, et ça Bryan Cranston l’a clairement compris, et honnêtement, c’est rare de voir un tel jeu d’acteur dans une série.
Mais il n'est pas le seul a apporter une pierre a l'édifice, Aaron Paul est lui aussi un acteur hors norme. En effet, la palette d'émotion qu'il déploie est énorme et il maitrise son interprétation avec un professionnalisme marquant, car il a cette aptitude rare de faire ressentir les émotions par lesquelles il passe. Souvent relégué comme second rôle, je ne suis qu'a moitié d'accord avec ça. De par son jeu et son charisme il devient l'égale de Walter White et le duo se confirme au lieu de d'être démembré par l'interprétation d'un des deux acteurs.L'ensemble du casting est convaincant mais il ne m'apparait pas important d'en dire davantage.
J’avoue cependant que la fin de la saison 1 est assez étrange. Et pour cause, la série a vu ses débuts lors de la grève des scripts à Hollywood si certains s’en rappellent. Mais il ne fait aucun doute que si vous regardé cette série, votre perception de la perversion humaine et de son déclin va prendre un nouveau tournant car il est très difficile moralement de subir ces assauts et autres postulats qui rendront la pensée manichéenne aussi sèche et mystique que la planète Mars.