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Quand le soleil brille, mais que le scénario prend des vacances prolongées

Les Vacances de l'amour ou comment prendre des personnages déjà bien installés dans le monde de l’amitié interminable (coucou Hélène et les Garçons) et les envoyer sous les cocotiers pour ajouter un peu d’exotisme à des intrigues qui, disons-le franchement, étaient déjà aussi profondes qu'une flaque d'eau. Le concept ? On prend nos héros, on les téléporte dans un paradis tropical, et on les laisse errer entre des histoires d'amour dignes de romans photos et des péripéties plus improbables les unes que les autres.


Là-bas, dans cette contrée de sable fin et de chemises à fleurs, les drames sont toujours les mêmes : tromperies, quiproquos sentimentaux, et bien sûr, les retrouvailles amoureuses millimétrées comme dans un mauvais clip des années 90. Tout cela, emballé dans une ambiance feel-good forcée où même les tempêtes tropicales ne parviennent pas à rendre les choses un tant soit peu palpitantes.


Les dialogues sont souvent aussi plats que la mer calme en plein été. À croire que les personnages eux-mêmes ne sont pas particulièrement motivés à faire avancer le schmilblick. On a l’impression qu’ils sont en mode "vacances cérébrales", prêts à sortir des répliques qui feraient passer n'importe quel télénovela pour du Shakespeare. Mention spéciale aux monologues d'amour lancés les yeux dans le vague, pendant que les violons se déchaînent en fond sonore, pour bien te faire comprendre que, malgré l’ennui palpable, ça se sent fort.


Visuellement, c’est le paradis tropical, oui, mais même ça ne sauve pas la série. Entre deux palmiers et trois plans de couchers de soleil, on se dit que tout ce potentiel a été dilapidé pour servir des intrigues à rallonge où l'ennui guette à chaque coin de plage. Les seules véritables tempêtes ici, ce sont les triangles amoureux à répétition qui finissent par tourner en rond. Les personnages font et refont les mêmes erreurs, comme si leur cerveau était resté coincé dans la chambre d'hôtel avec la climatisation.


En résumé, Les Vacances de l'amour, c'est un peu comme ces brochures de vacances paradisiaques : ça a l’air tentant de loin, mais une fois arrivé, tu te rends compte que c’est un peu toujours la même chose, et que même le plus beau des décors ne peut pas masquer le manque flagrant d’inspiration.

CinephageAiguise
3

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Créée

le 16 oct. 2024

Critique lue 4 fois

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