Plus qu'une critique, je rédige plutôt un petit bilan de moi @ moi-même, n'ayant jamais été fan absolue et inconditionnelle de Beyoncé (sauf pour Lemonade et son concept, son histoire, je l'avoue). Mais bon, minuit, insomnie, un album et au lit.
Que nous apporte Renaissance ?
Et ben beaucoup de créativité. Beaucoup de références, d'influences, comme l'avait promis la reine des abeilles à ses fans, quelques jours avant de lâcher son petit bébé. Une force culturelle, que l'on salue tant Beyoncé sait s'approprier et se ré-approprier les styles et les sonorités. Composé pendant le confinement, Beyoncé décrit Renaissance comme son échappatoire, sa "safe-place" où elle peut crier, être libre, lâcher prise. Elle souhaite aussi que ses fans trouvent par cet album le moyen de se sentir unique, fort.e et sexy. Promesse tenue lorsqu'on écoute attentivement les paroles de Cozy, ou I'm that girl, chacune très bling-bling et entrainantes. On se dandine, jusqu'à là (et on se sent bien dans sa peau). Il faut dire vrai, la loop 90's Break my Soul se voit un peu voler la vedette par des productions encore plus calibrées et originales comme Virgo's Groove ou Alien Superstar où pour le coup, on commence à danser sérieusement (et on se sent sexy). Chose promise, chose due !
J'ai vu certaines personnes qualifier l'album d'expérimental. Selon moi, ce n'est pas exactement le bon terme (le style musical de sa soeur Solange pour le coup s'en approche beaucoup plus). C'est certes un style inattendu chez Beyoncé (sans vouloir la comparer à un homme, certaines tracks sonnent très Kanye West) mais ça lui va si bien. Je manque sans doute de vocabulaire technique mais les percussions sont suffoquantes tant l'album enchaîne des productions puissantes, aux transitions fluides et très soignées. Et puis, en plein milieu de l'album, telle une oasis dans un désert, Plastic off the sofa nous fait respirer. Nous fait chavirer, rêver, nous adoucis. Comme dit plus haut, c'est un melting-pot de rythmiques de "earlier-career", de sa maîtrise vocale divine ; c'est un hommage aux Grandes Dames qui l'ont influencé/l'influencent : Summer Renaissance a beau cacher la production de Moroder, on saluera le sample de I Feel Love, hommage absolue à la QUEEN Dona Summer (et aussi James Brown ou Kelis, pour ne citer que ceux-là). Très appréciée, c'est une de mes tracks préférées.
Premier acte d'un projet en trois parties (toujours selon l'artiste), je ne m'attendais pas à grand chose et je note sur la réserve. En toute honnêteté, je n'avais même pas prévu de l'écouter, encore moins à sa sortie. Mais chose faite et je ne regrette absolument pas. Je suis même un peu hypée, j'ai hâte de voir la suite. De la nouveauté!