Cinderella - Kenneth BRANAGH - US (2015)
Après la mort de sa mère, le père de la jeune Ella, se remarie. Quand son père meurt, Ella se retrouve à la merci d'une nouvelle famille jalouse et cruelle...
Une bonne surprise.
Le film a TRES mal débuté : en introduction, un court-métrage de la Reine des Neiges qui chante et bouge dans tous les sens donne la peur viscérale au spectateur de voir un Cendrillon musical horripilant comme la pute glacée il y a quelques temps... Mais que Nenni, seulement quelques chantonnements très justifiés deux-trois fois.
Sans échapper aux côtés cul-cul des films Disney, cette nouvelle mouture de la Cosette made in Mickey a le mérite d'être honnête et de respecter l'oeuvre originale( qui ne fait pas partie de mes préférées, loin de là...)
Sur la forme, le film se laisse regarder tout seul, l'image est propre et les modélisations 3D et FX sont choisis et utiles, pas comme dans Maléfique par exemple.
Les acteurs sont corrects et remplissent leur mission comme attendu.
Les bémols résideront dans les choix de costumes qui sont un peu trop entre-deux : alors que l'histoire se veut médiévale, on a du mal à déterminer l'époque voulue car les influences oscillent entre 40's et 60's.
On pourra reprocher le manque de nouveauté ou de distance mais moi j'ai préféré ce respect plutôt que l'envolée absurde de la Belle et la Bête avec Cassel.
La chose appréciable restera le fait que Branagh a travaillé sur le côté "princesse pouffe"; mettant bien en avant que Cendrillon n'est pas une princesse, ne veut pas l'être, ne veut pas rencontrer le prince mais juste profiter du moment présent et se tenir à ses valeurs transmises par ses parents. Ca m'a plu, car c'est vraiment ce qui me gêne dans ces contes : la réalisation par le mariage et les paillettes...
Au final un bon moment, un peu trop lisse et enfantin mais qui reste une relecture acceptable et distrayante d'un des films les plus niais et modélisant de l'écurie Disney.