Une fois de plus, c'est le cinéma coréen qui donne la leçon. Ou comment un grand flm d'action, blockbuster supersonique, déborde d'intelligence depuis une écriture d'une limpidité extrême mais pas sans nuances jusqu'à une mise à une scène d'une précision chirurgicale. Ainsi triomphe Dernier train pour Busan, oeuvre séminale qui tutoie la perfection. Son scénario est implacable, condensé d'adrénaline pure, d'humour noir et d'éléments de mélodrame qui touchent au poignant dans son magnifique dénouement. Sans oublier le versant social et politique qui est loin de compter pour du beurre : Dernier train à Busan évoque avec acuité à la fois le capitalisme sauvage et l'individualisme forcené qui conduisent à négliger de plus en plus le respect de l'autre. Compartiment zombies, le film de Yeon Sang-ho, formé à l'école de l'animation, fonce à grande vitesse mais sans oublier d'avoir une conscience et de jeter un regard percutant sur un monde moderne en perte de valeurs. Une totale réussite cinématographique.

Cinephile-doux
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste 200 films pour une décennie (2010-2019)

Créée

le 9 déc. 2016

Critique lue 297 fois

2 j'aime

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 297 fois

2

D'autres avis sur Dernier train pour Busan

Dernier train pour Busan
guyness
4

Korean rapsodie

En 2013, lorsque Bong Joon-Ho et Park Chan-Wook avaient traversé le Pacifique pour rejoindre l'usine à mauvais rêve Hollywoodienne, on craignit alors un occidentalisation décevante des meilleurs...

le 29 août 2016

118 j'aime

63

Dernier train pour Busan
thetchaff
8

La ligne rouge

Quand je mate un film de zombies non parodique moderne, j'ai de nombreuses occasions de soupirer. C'est un genre assez codifié et le nombre d'histoires faisant intervenir ces charmants punching-ball...

le 18 août 2016

113 j'aime

10

Dernier train pour Busan
Sergent_Pepper
4

Slowpiercer

Ainsi donc, du Zombie en mode Word War Z (à savoir rapide) dans un train en mode Snowpiercer, le tout en Corée. Il faut bien reconnaître qu’il y avait quand même de quoi se méfier. Et ça dure deux...

le 21 août 2016

100 j'aime

9

Du même critique

As Bestas
Cinephile-doux
9

La Galice jusqu'à l'hallali

Et sinon, il en pense quoi, l'office de tourisme galicien de As Bestas, dont l'action se déroule dans un petit village dépeuplé où ont choisi de s'installer un couple de Français qui se sont...

le 28 mai 2022

80 j'aime

4

France
Cinephile-doux
8

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

79 j'aime

5

The Power of the Dog
Cinephile-doux
8

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021

74 j'aime

14