Premier long-métrage, à l’histoire compliquée, de David Lynch, assez fantastique et très noir et blanc avec une touche de surréalisme, entre le Kafka de La Métamorphose et Le Nez de Nicolas Gogol. Bizarrement, il m’a fait penser à Stranger than Paradise (postérieur), de Jim Jarmusch, entre ennui et noir-et-blanc, où grenouillent des snobs américains d’avant la Chute du Mur de Berlin, d’avant Trump, dans une angoisse peut-être presciente (et passée : Eszter Bálint, de Stranger than Paradise, était née à Budapest). Deux films sur l’envers d’un paradis artificiel et superficiel.