132eme film de l'année et découverte de cette nouveauté Apple TV+ qui après leur série Fondation continue dans l'exploration de l'univers SF, cette fois-ci c'est le genre post apo qui est à l'honneur avec plus ou moins de réussite.
Dans un univers post-apocalyptique, un robot, construit pour protéger la vie du chien bien-aimé de son créateur mourant, apprend la vie, l'amour, l'amitié et ce que signifie être humain.
A bien des égards, ce film semble être un croisement entre différents films tel que "Seul au monde", "Je suis une légende" et "Chappie", trois films que j'apprécie particulièrement même si selon moi, il n'égale pas ces films dans leurs thèmes respectifs.
En effet, si on est plongé dans l'histoire immédiatement sans developper le contexte outre-mesure afin de se concentrer sur le quotidien du protagoniste principal, j'ai trouvé le traitement du personnage principal ou encore l'histoire de chacun des métrages précités beaucoup plus captivant que celui-ci qui a selon moi un rythme inégal, une trame se tirant en longueur accusant au passage un gros coup de mou notamment durant la deuxième partie du film, ceci causant alors une sensation de redondance voire stagnation du récit, ce dernier ne savant pas trop où aller et comment finir.
Sans le talent de Tom Hanks, qui a toujours su comment capter l'œil de la caméra par sa présence avec une facilité déconcertante, je suis à peu prêt convaincu que le métrage aurait eu du mal à capter l'attention d'un spectateur peu habitué à un rythme lent avec des enjeux et une histoire très sommaires avec un casting réduit à son strict minimum.
Le seul partenaire de jeu hormis le chien étant un robot au trait de personnalité d'un jeune ado à l'instar de Chappie dans le film éponyme mais avec moins de charisme, on peut dire qu'Hanks réalise un petit exploit que nous faire croire en ce Finch au bout du rouleau tentant tan bien que mal à continuer d'exister et de lutter juste pour son chien.
Au niveau visuel, c'est plutôt bon avec un bon travail sur les accessoires, décors tant intérieurs qu'extérieurs et les costumes. En plus d'une assez bonne photographie dans l'ensemble, le réalisateur arrive à insuffler à son image une sensation de désolation inéluctable tel le ciel s'abattant sur le protagoniste pour plonger le peu d'humanité qu'il reste dans un désert meurtrier sans lumière. La partie sonore venant sublimer l'image.
Au final, c'est un honnête divertissement essayant de bien faire dans la forme porté par un toujours très bon Tom Hanks qui aurait gagné en efficacité avec une bonne demi-heure en moins pour rendre son histoire trop sommaire un peu plus digeste et intéressante.
A découvrir à l'occasion sans attentes particulières.