Quintessence de l’univers Bondien. L’intrigue, le rythme, l’action, l’Aston db5, les gadgets nombreux mais pas intrusifs, Sean Connery ne sera jamais aussi classe et sexy qu’ici. Et surtout le meilleur et le plus charismatique antagoniste qu’il aura à affronter. Celui ci prenant autant de place dans l’intrigue que notre espion. Un ennemi à deux têtes, l’esprit d’un coté (Goldfinger) et les muscles de l’autre (Oddjob), ce qui nous vaut des affrontements psychologiques (la partie de golf, la torture au laser,...) et physiques dans le magnifique décor reconstitué de Fort Knox savoureux. La Classe !
Le Générique :
Chanson - Première interprète et pas des moindres, Shirley Bassey et son puissant timbre accompagnée d’une des plus belle composition tout en cuivre de John Barry. Frissons garantis.
Visuel - Reprise et développement du concept du générique du film précédent et le premier à symboliser le thème du film qui va suivre. Le plus beau de l’ère Connery.
LA James Bond Girl :
Honor Blackman aka Pussy Galore. Son nom justifierait déjà sa place. Heureusement elle est bien plus que celà. La première femme forte de l’univers Bondien, qui n’a pas besoin d’être sauvée et qui tient tête autant à James Bond qu’à Auric Goldfinger... Premier personnage féminin dans l’ambiguïté aussi, du coté du méchant car elle y trouve son intérêt, se rangeant du coté de Bond autant par conviction que pour son charme. Forte et magnifique.
LA réplique :
_ «Do you expect me to talk ?»
_ «No Mr. Bond. I expect you to die !»
Un échange culte entre Bond et son rival, dans ce qui aurait pu être aussi LA scène du film. James attaché à une table d’opération et menacé de découpe verticale définitive sous l’effet d’un rayon laser.
LA scène :
James Bond, venant de jouer un mauvais tour à son adversaire tout en séduisant sa magnifique complice Jill Masterson, philosophe sur le blasphème de déguster un Dom Perignon de 1955 au dessus de 3° tout en se dirigeant vers la cuisine pour chercher une autre bouteille. En peignoir devant le frigo à la recherche de ladite bouteille, Bond se fait attaquer par un inconnu et s’évanoui. A son réveil, encore groggy, il se dirige difficilement vers la chambre en appelant Jill... qu’il découvre étendu sur le lit, nue... morte et recouverte d’or de la tête aux pieds. Effet saisissant.