La vérité est toujours plus loin
Je me souvenais n'avoir pas passé un super bon moment devant ce film, mais impossible de me souvenir exactement de ce qui n'allait pas. Le seul défaut que je parvenais à énumérer était ce montage avec des cut noirs lorsque le héros trouve ce pédophile. C'était bien mince comme argumentaire...
Jusqu'à la moitié du film je me suis carrément dit : quand même c'est pas mal, j'ai été dur! Et puis en fait à la fin du générique, non je reviens sur ma position initiale qui devait avoisiner les 6/10. En fait, le problème principal du film c'est que ça devient tiré par les cheveux après la moitié du film. Dans un sens c'est bien parce que l'auteur repousse sans cesse le manichéisme, mais cela se fait au détriment de l'intrigue qui semble ne plus jamais en finir (l'impression d'une fin toutes les 20 minutes, soit trois fin dans cette dernière moitié). Il y a aussi le personnage interpêté par MIchelle Monaghan qui ne sert pas à grand chose dans tout le film. On sent qu'elle est surtout là pour que le héros se questionne sur ses motivations, mais son rôle n'est pas assez exploité dans ce sens et ne convainc donc pas.
Question mise en scène, ons ent que Affleck lorgne vers le classicisme des vieux de la vieille. Y a même un petit côté Eastwood dans ce film, non seulement par les acteurs mais aussi la faàon d'éclairer et de mettre en scène. En plus maladroit bien sûr. Affleck maîtrise mieux que beaucoup de jeunes réal (sans doute grâce à son expérience sur de nombreux tournages même en tant qu'acteur), mais il ne aprvient pas à rendre justice aux scènes censées être les plus intenses. Je reviens sur cette scène chez le pédophile qui manque de classe, dont le rythme est trop rapide. Ses plans ne sont pas assez épiques lors des passages héroïques, il ne se soucie pas suffisamment de la construction de l'ambiance, il passe directement aux faits. Heureusement ce défaut est très vite corrigé dans The Town. Enfin, la direction d'acteurs est réussie, chacun donne le meilleur de soi. Mais bon, faut dire aussi qu'il a su s'entourer des meilleurs ce qui facilite la chose. C'est agréable aussi de constater qu'il prend plus de risque dans The Town.
Malgré tout, Gone Baby Gone reste un bon boulot divertissant. L'intrigue passionne malgré les longueurs, et la mise en scène donne un minimum l'envie de rester assis jusqu'au bout. Affleck ira loin! Plus qu'à voir son court métrage punk et son Argo.