La Cité des enfants perdus par MélieMélo
Jeunet et Caro se sont associés pour la seconde fois pour ce long métrage 14 ans après que l'idée ait germée dans leur cerveau et 4 ans après le superbe Délicatessen.
Dès le début du film on se trouve projeté dans un monde surréaliste incroyablement beau, sombre et dépaysant. Il peut être décrit comme un conte morbide qui se déroule dans un univers futuriste évoquant Jules Verne, Tim Burton et Terry Gilliam.
Sur une plate-forme pétrolière, vie une petite famille génétiquement modifiée: L'un est un simple cerveau vivant dans un bocal (Irvin), un autre est en 5 exemplaire (les clones), l'une a une tête de moins que les autres (Mademoiselle Bismuth) et le dernier joue le rôle de l'affreux Krank qui ne peut pas pleurer ni rêver. Toute cette joyeuse bande s'acharne à capturer les enfants de la cité pour leur voler leurs rêves. Un jour ils capturent le petit frère de l'homme le plus fort du monde, One, celui-ci s'emploie à sauver son frère à l'aide de la petite Miette qui vit dans un orphelinat dont les directrices sont deux sœurs siamoises.
Dans le film, chaque personnage de la puce au géant est un monstre.
Le film suit le courant des années 80 qui est pollué par le culte de l'image. On y retrouve ce soin obsessionnel du détail, les décors, les personnages fantastiques, la luminosité, l'ambiance sonore... Tout ceci donne à l'œuvre son ambiance lugubre.
Le souci du détail va plus loin dans par exemple la scène où les deux sœurs siamoises font la cuisine; quand les clones se relaient pour endormir leur maître; les "méchants" qui sont des aveugles à qui ont redonne la vue en leur posant une caméra comme oeil reliée au cerveau et qu'on tue en leur enfonçant une lame dans l'œil et aussi l'absurdité de la puce empoisonneuse.
C'est un film fait pour régaler les yeux où se mélangent la poésie, le charme et la magie des contes de notre enfance.
Dans la cité des enfants perdus, on retrouve Dominique Pinon présent dans tous les films de Jeunet, ici, il joue les rôles des clones et du scientifique, ainsi que Jean –Claude Dreyfus qui dans ce film est peut être sous-estimé en ne jouant qu'un tout petit rôle. Sans oublier Judith Vittet qui n'avait que 9 ans à l'époque, qui joue magnifiquement le rôle de la petite Miette.
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