Réalisé par Joel Crawford et Januel Mercado, Le Chat Potté 2 : La Dernière Quête (dont on peine à croire en réalité que ce sera la dernière) poursuit les aventures du célèbre félin botté, cette fois en quête du Dernier Souhait, un artefact capable de lui rendre ses neuf vies.
Avec cette suite, DreamWorks parvient à justifier pleinement le retour du personnage en s’appuyant sur une intrigue solide et une énergie renouvelée, qui évite la redite tout en exploitant intelligemment l’univers de la franchise Shrek.
Le film brille par sa mise en scène spectaculaire et ses scènes d’action particulièrement réussies. L’animation, plus stylisée et dynamique que dans le premier opus, insuffle une énergie nouvelle aux affrontements et aux poursuites effrénées. L’univers visuel est éclatant, porté par une direction artistique inspirée qui modernise habilement le style de la franchise. Les personnages, qu’ils soient familiers ou inédits, s’intègrent bien à cette course au Dernier Souhait, offrant des interactions percutantes et un humour efficace.
Cette nouvelle identité visuelle peut également être perçue comme une rupture avec l’animation plus traditionnelle du premier film. DreamWorks ne semble pas chercher la cohérence graphique entre ses productions, et cette absence d’homogénéité devient flagrante au sein de la saga. De plus, la multiplication des spin-offs, séries et suites alourdit la continuité de la franchise. Certains personnages surgissent sans que l’on sache immédiatement s’ils sont des figures récurrentes ou des ajouts récents, rendant parfois la lecture confuse. Cette surcharge narrative témoigne des limites d’une saga qui s’étire depuis plus de vingt ans, sans réelle intention de continuité narrative.
Malgré ces défauts, Le Chat Potté 2 : La Dernière Quête s’impose comme un ajout convaincant, qui peut s’apprécier sans connaître l’ensemble de la franchise. Son dynamisme, son humour et son esthétique soignée en font un excellent divertissement, même si l’on ne peut s’empêcher de souhaiter que DreamWorks accorde enfin une conclusion définitive à cet univers plus qu'essoufflé.