Le site est de retour en ligne. Cependant, nous effectuons encore des tests et il est possible que le site soit instable durant les prochaines heures. 🙏

Alexandre Arcady est depuis plus de 4 décennies le cinéaste officiel des pieds noirs algériens .

Avec le coup de Sirocco, le grand carnaval, Ce que le jour doit à la nuit, il s'est maintes fois penché sur l'Algérie Française et l'exil des pieds noirs.

A près de 76 ans, il en livre une vision plus autobiographique puisque le petit blond de la casbah, c'est lui ....

Comme dans les chansons d'Enrico Macias, il plante le décors d'une Algérie transfigurée par le soleil méditerranéen qui éblouit les ruelles d'Alger la blanche, d'où s'échappent des effluves d' oranges amères et d' épices mélangées aux clameurs chaleureuses d'un "vivre ensemble" aujourd'hui disparu.

C'est dans ce décor qu'évolue le petit blond de la casbah , bercé par la bienveillance pittoresque d' une famille modeste et aimante, qui vit dans un Ryad ou se côtoient dans une même ferveur des familles juives, Kabyles et Catholiques.

On y suit, en mode Cinéma Paradisio, le coup de foudre de ce petit Blond pour le cinéma et l'éveil d'une vocation qui le mènera vers la gloire, et qui lui permettra bien des années après de revenir sur les traces de son enfance algéroise.

Mais, en marge de cette enfance idyllique et insouciante, Arcady décrit l'émergence du malheur et de la violence de l'indépendance algérienne qui brisera l'image d'Épinal d'une enfance au paradis en poussant le petit blond et sa famille vers un exil forcé et traumatique.

A l'instar du " le jardin des Finzi Contini" de Vittorio de Sica, la montée des évènements d'Algerie est d'abord traité en filagramme sans que rien ne vienne bouleverser le quotidien de et le mode de vie de cette famille juive , qui finira progressivement par être rattrapée et marquée au fer rouge par la cruauté et les conséquences de ce conflit fratricide.

Tout cela donne un film nostalgique et émouvant plein de larmes, de chaleur bienveillante et de youyous.

Arcady s'appuie pour cela sur un casting solide d'habitués de sa filmographie et sur ses souvenirs qui mélangent probablement fantasmes et nostalgie autour d'un pays qui n'existe plus.

Créée

le 22 nov. 2023

Critique lue 1.1K fois

7 j'aime

ldekerdrel

Écrit par

Critique lue 1.1K fois

7

D'autres avis sur Le Petit blond de la casbah

Le Petit blond de la casbah
takeshi29
1

Je crois que je préfère le cinéma à la vie / Moi aussi, jusqu'à ce que je vois votre film Alexandre

Ce qui me fascine avec Alexandre Arcady c'est sa faculté à creuser toujours plus profond. Car si mon degré d'embarras n'a été ni plus ni moins élevé qu'à l'habitude, en entendant des fulgurances...

le 5 déc. 2023

5 j'aime

2

Le Petit blond de la casbah
Soso-Marsuis-du29
1

Pire qu'un roman de Yasmina Khadra

Ça m'épate, vraiment, ce retard pour la panoplie complète du parfait masochiste pour un Noël BDSM : le martiné clouté, les pinces à tétons flirtant avec le tétanos, et même un bouquin de Yasmina...

le 6 déc. 2023

4 j'aime

2

Le Petit blond de la casbah
PHA98
6

Le retour d'un grand nom du cinéma français

Alexandre Arcady revient sur grand écran pour ce qui s’annonce être son ultime film. Et c’est un élément qui n’est pas à négliger car cette nouvelle création partage de très nombreux points communs...

le 15 nov. 2023

4 j'aime

3

Du même critique

The Master
ldekerdrel
3

acte manqué ?

J'aurais aimé sincèrement dire du bien de The Master . Je suis un admirateur du travail de Paul Thomas Anderson depuis Boogie Nights, premier film stupéfiant qui aurait pu etre signé scorcese sans...

le 11 janv. 2013

35 j'aime

1

20 ans d'écart
ldekerdrel
5

Merci Pierre Niney

20 ans d'écart est un film qu'on a déjà vu mille fois . C'est une ROMCOM francaise, qui emprunte les codes des films américains du meme genre . Bien sur elle est belle, bien sur il est plein de...

le 8 mars 2013

21 j'aime

2

Le Prix à payer
ldekerdrel
6

Critique de Le Prix à payer par ldekerdrel

Le prix à payer est un film beaucoup plus intelligent qu'il en a l'air. Sous ses airs de comédie calibrée pour le prime-time du dimanche soir, le film est cependant beaucoup plus profond. Tout...

le 9 juil. 2012

15 j'aime

1