Ce troisième opus est un avenant film de famille, dont la narration est linéaire et classique, comme celles des excellents téléfilms de l'époque. Son esprit est sympathique : démocratique, antimilitariste même, avec y compris un rebondissement quant à la tonalité "conte philosophique" propre au premier film et encore plus à celle du livre original de Pierre Boulle. Cette fois, c'est un nouveau débat qui est introduit, intéressant, sur l’eugénisme. Il est entremêlé aux scènes, lesquelles sont pratiquement dénuées d'action, mais elles se succèdent en ayant eu chacune sa petite chute, bienvenue : un petit pic d'humour, de surprise, d’émotion voire de tristesse, et un clin d'oeil final plutôt malin.
(Note de 2018 publiée en oct. 2024).
Pour résumer mes avis sur la série :
L’opus 1 est un chef d’oeuvre, à voir et à revoir.
L’opus 2 dégrade le précédent (aussi on peut le voir ou pas).
L’opus 3 vaut un téléfilm bien tourné et sympathique, son propos est intelligent et intéressant.
L’opus 4 est politiquement incorrect pour l’époque mais surtout celui qui va inspirer les scénarios des « reboots » des années 2010.
L'opus 5 est à éviter : ni singe savant, ni singe d'avant, seulement trop bête.