Dani, Christian et leurs amis se rendent en Suède dans un village isolé pour assister à un festival traditionnel qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans. Ce qui ne devait être que de simples vacances, dans ce pays où le soleil ne se couche pas, va finalement prendre une tournure inquiétante…
Second long-métrage pour Ari Aster, après un précédent film d’horreur (Hérédité - 2018), il reste dans le même registre et nous entraîne dans un séduisant (au premier abord) voyage au rythme du folklore et aux traditions païennes suédoises, avant de lentement mais sûrement, se transformer en une immersion des plus inquiétantes. Là où le soleil semble ne jamais vouloir se coucher, se trouve une petite communauté vivant en autarcie. Les rites et coutumes font la joie des touristes américains de passage, avant que petit à petit, cet étrange voyage devienne de plus en plus angoissant et anxiogène pour les participants.
Le réalisateur parvient avec intelligence et beaucoup de talent à mettre en place cette communauté et cette gentillesse et bienveillance qui va en réalité, se retourner contre le groupe de touristes. Lentement et patiemment, ils parviennent à les saper psychologiquement et à mettre à mal leurs repères moraux, c’est clairement de l’endoctrinement consciencieux pour mieux les amadouer. L’embrigadement sectaire n’a jamais été aussi bien mis en scène qu’à travers Midsommar (2019). Saluons aussi l’excellente prestation de la ravissante Florence Pugh (Don't Worry Darling - 2022) qui campe à merveille un personnage aux multiples failles qui vont faire d’elle, une proie parfaitement malléable.
Loin d’être un banal film d’horreur, c’est suffisamment pernicieux et brillamment amené tout au long, que l’on se laisse prendre au jeu avec délectation. Ari Aster remet au goût du jour le “folk horror” (qui avait connu son heure de gloire dans les 60’s & 70’s).
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