Film adapté du récit autobiographique (même titre) de l'écrivain martiniquais Joseph Zobel. Le film s'attache à un moment particulier, celui où la grand mère fait son possible pour que José, bon élève à l'école, puisse passer le concours des bourses, qui lui permettrait d'entrer au lycée.(en 6ème, la séoaration collège/lycée n'existait pas alors);.Le livre va plus loin dans le temps, et est plus précis en ce qui concerne la famille du héros, notamment sa mère , qui travaille dur comme domestique (ou blanchisseuse, je ne sais plus) dans des familles aisées, pour que son fils puisse étudier et avoir ainsi une meilleure situation dans l'avenir.
Le film, s'il simplifie (et édulcore peut-être) un peu- les choses, n'évoquant guère la question du racisme ou de la ségrégation -raciale ou sociale, restitue assez bien ce que pouvait être le quotidien des familles noires modestes, celles des ouvriers agricoles des grandes plantations (ici coupeurs de canne à sucre) dans la Martinique de 1930.
Il y a peu d'expressions en créole martiniquais, ce qui ne gêne donc pas la compréhension du film.
Interprètes épatants. Acteurs locaux (ou guadeloupéens) voire non professionnels, inconnus en métropole, à part Darling Légitimus (grand-mère de Pascal) dans le rôle de la grand mère de José.
Le film reçut le Lion d'Argent de la première oeuvre à la Mostra de Venise, et le César de la Première oeuvre l'année suivante;
Darling Légitimus reçut la coupe de la meilleure actrice à cette même Mostra pour son rôle.