Après la sortie du premier opus en 1984, le Terminator, cette machine froide, redoutable et inarrêtable est entrée dans le panthéon des plus grands méchants du cinéma et personne n’était prêt à l’oublier tant il avait marqué les esprits. Et bien entendu, comme le veut la tradition, quand un long métrage cartonne et rencontre un succès phénoménal, une suite est attendue au tournant.
Ça veut dire que tôt ou tard, le Terminator allait revenir...
7 ans plus tard, Schwarzenegger (qui a entre temps vu sa carrière "légèrement" décoller comme un missile intercontinental) endosse à nouveau le rôle du T-800, qui fait son retour explosif sur le grand écran. Cependant, cette fois-ci le Terminator est dans le camp des gentils ! Reprogrammé par la résistance humaine, il a été envoyé dans le passé afin de protéger John Connor (Edward Furlong) du T-1000 (Robert Patrick), un Terminator bien plus avancé et redoutable, pouvant changer de forme et d'apparence à volonté. On retrouve également Sarah Connor (Linda Hamilton), internée et maltraitée dans un asile psychiatrique.
La relation entre le Terminator et John Connor est donc un élément fondamental du film, ayant une symbolique très forte, le futur héros de la résistance ayant pour meilleur ami sa Némésis. Paradoxe que Sarah Connor finit (difficilement) par accepter, se rendant compte que le T-800 est jusque-là la meilleure figure paternelle que son fils ait eu.
Sarah Connor est d'ailleurs un personnage ayant une grande importance, étant toujours au centre de l'intrigue malgré le fait que cette fois-ci ce soit John la cible. Son personnage a énormément évolué depuis la fin du premier film. Fini la madame tout le monde un peu timide et maladroite, elle est à présent une combattante endurcie dotée d'une grande force physique et mentale. Mais lorsqu'elle découvre l'existence du scientifique à l'origine de Skynet, l'IA voulant exterminer l'humanité, elle devient un Terminator, et le traque jusqu'à son domicile mais renonce à l'abattre devant sa famille au dernier moment, réalisant avec effroi qu'elle a failli devenir ce qu'elle combattait depuis toutes ces années.
L'évolution des personnages est vraiment excellente, John Connor gagne en maturité, Sarah Connor apprend à faire confiance à la machine qui lui a fait tant souffrir, et le T-800 devient de plus en plus humain tout au long du film, au point de chercher à se sacrifier pour le bien de l'humanité dans une scène très émouvante.
Le T-1000 quant à lui, est un personnage révolutionnaire. Robert Patrick le joue à la perfection, et malgré son physique plus "commun" que Schwarzy, sa présence reste froide et terrifiante (sa carrure se rapproche plus de ce que devait être le Terminator original, devant être joué par Lance Henriksen). De plus, étant constitué de métal liquide, le T-1000 a nécessité une utilisation importante des CGI (Images de Synthèse) à une échelle jamais vue à l'époque. La scène où une silhouette chromée sort des flammes d'un camion pour retrouver son apparence humaine, ou celle dans laquelle le T-1000 passe à travers des barreaux sont devenues cultissimes !
En plus de nous montrer des effets spéciaux hallucinants, le film regorge de scènes d'actions intenses. Plus besoin de présenter la course-poursuite dans le canal entre John et un camion, ou les divers combats entre les deux machines venues du futur.
Les musiques, toujours signées par Brad Fiedel, gardent l'aspect minimaliste du premier opus, tout en étant plus épiques et mémorables.
Terminator II : le Jugement Dernier réussit donc à la perfection à tenir la promesse d'une suite. Plus d'enjeux, plus d'action, plus d'émotions et des nouveautés très intéressantes. Pas étonnant qu'il s'agisse encore d'une des meilleures suites du cinéma !!!