Eddy Kay est horloger et mène une vie tout ce qu’il y a de plus ordinaire jusqu’au jour où il est sauvagement agressé à son domicile et victime d’étranges hallucinations. Il ne va pas tarder à découvrir que la C.I.A, qui cherche à l’éliminer, l’avait transformé en machine à tuer…
L’israélien Avi Nesher cumule les Séries B toutes plus insignifiantes les unes que les autres (She - 1984 & Savage - 1996) et Timebomb (1991) ne déroge pas à la règle. A commencer par son casting hétéroclite où l’on retrouve Michael Biehn (Terminator - 1984), la ravissante Patsy Kensit (Le Tour d'écrou - 1992) et Billy Blanks (Dans les griffes de l'aigle - 1992). Le reste ne relèvera hélas jamais le niveau, avec ses allures de téléfilm du dimanche après-midi, une réalisation cheap et des invraisemblances à n’en plus finir (le Dr. Anna Nolmar n’entend pas la fusillade qui a lieu dans le parking souterrain alors même qu’elle s’y trouvait pour y récupérer son véhicule, la base secrète où a eu lieu le programme "Blue Bird" fonctionne encore alors même qu'elle est à l'abandon depuis des décennies, Mr. Brown recharge son revolver dans les toilettes publiques sans que personne ne s’en aperçoive alors qu’il n’est pas seul, …).
Le faible budget (6 millions $) du film s’en ressent constamment, à commencer par la pauvreté des décors (l’horlogerie et la scène de l’incendie ont été tournées dans l'un des backlot d’Universal Studio), la mise en scène quant à elle s’avère tellement pas inspirée que le film devient rapidement lénifiant et répétitif (une sorte de jeu du chat et de la souris, où les méchants pourchassent le gentil horloger et la psychiatre sans jamais parvenir à les atteindre faute de temps ou parce qu’ils sont mis en fuite). D’ailleurs, on préfèrera éviter de commenter l’apparition de la chauve-souris, tant la scène frise le ridicule, sans parler des fusillades (le gunfight dans le cinéma porno est parfaitement irréaliste).
Ce thriller Sci-Fi est clairement handicapé par un script prévisible et déjà vu et revu (un amnésique qui découvre qu’il a des liens avec une agence gouvernementale). C’est regrettable car malgré cela, cette histoire de paranoïa et de manipulation mentale aurait pu s’avérer trépidante si le film ne s’était pas contenté de n’être qu’un simple actionner bourrin sans âme.
(critique rédigée en 2010, réactualisée en 2023)
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