Moins audacieux que Perfect Blue ou Millenium Actress, Tokyo Godfathers est un petit conte de Noël qui mélange Capra avec des haïkus. Le film suit trois sans-abris en quête des parents d’un bébé abandonné. Leur quête débloquera des vérités personnelles et sera truffée de situations plus ou moins absurdes, naviguant entre les petits et grands drames de la vie et une certaine légèreté festive. Si l’enchaînement des rencontres et la volonté de tout résoudre est un peu trop gros, le film se regarde avec plaisir.
Le film est visuellement plus terne que ses précédentes œuvres, plutôt à très bon escient au du sujet. J’ai apprécié la poésie et la sagesse qui se dégagent de certaines scènes, Tokyo sous la nuit enneigée, le fait que Satoshi Kon intègre également la gravité de la vie dans la rue, la notion de la famille et du bonheur. Finalement, le film est beau et éphémère comme un haïku.