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6 critiques
Bien foiré
Ce film qui aurait dû me procurer le rire et la réflexion par son concept inhabituel, ne m'a procuré que l'ennui. Très déçu. Au fond, comme Yannick ( Raphaël Quenard ), sauf que lui craque et prend...
le 29 déc. 2023
Le point de départ est simple : un spectateur, Yannick (Raphaël QUENARD qui porte le film sur ses épaules et dont c’est la 3e collaboration avec le réalisateur), veilleur de nuit, souffrant de solitude, qui a pris un jour de congés (il habite Melun) pour aller au théâtre à Paris, interrompt la pièce de boulevard « Le cocu », en raison de sa médiocrité ennuyeuse et interpelle les 3 comédiens sur scène. Une situation pas si incongrue que cela puisque des actrices l’ont déjà fait à la 45e cérémonie des Césars en 2020. C’est un film concis (67 mn), qualité rare de nos jours, et grinçant, sur une société lâche, égoïste et cherchant à obtenir son quart d’heure de gloire, de célébrité, ou mieux, son quart d’heure de pouvoir et de domination. Yannick [prénom populaire dans les années 1960-1980, équivalent français de Yannig, diminutif de Yann, Jean en breton (allusion à Petit Jean, compagnon de Robin des Bois ?) mais aussi à l’origine hébraïque, signifiant, Dieu fait grâce], « gilet jaune » qui s’ignore, représente ceux qu’on n’écoute pas et refuse de se plier au goût et avis de l’élite qui décide ce qui est art, au détriment du divertissement. Dans le film, personne n’est épargné, ni les comédiens [excellent Pio MARMAÏ, plein de ressentiment et qui prend sa revanche), ni le public, prêt à tout [même l’humiliation, rappelant le thème du « Jouet » (1976) de Francis Veber, avec Pierre Richard, journaliste au chômage acceptant d’être le jouet du fils du patron de son journal] pour rester en vie ; seul le spectateur âgé (Jean-Paul SOLAL) qui ose quitter la salle, est le moins couard. Quant à la fin, éludée, elle n’en reste pas moins d’un profond pessimisme, évoquant le recours à la violence policière, violence légitime de l’Etat, constatée par le sociologue allemand Max Weber (1864-1920). Quentin Dupieux est sorti de son inspiration où régnait l’absurde et n’a pas utilisé de pirouette (pièce dans la pièce) comme dans « Au poste ! » (2018). L’avenir dira (cf. son prochain film sur le peintre Salvador Dali) s’il s’agit d’une parenthèse (politique) ou d’une évolution.
Créée
le 4 août 2023
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3
6 critiques
Ce film qui aurait dû me procurer le rire et la réflexion par son concept inhabituel, ne m'a procuré que l'ennui. Très déçu. Au fond, comme Yannick ( Raphaël Quenard ), sauf que lui craque et prend...
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