Docteur Sleep me faisait de l'oeil depuis quelques mois avant que je ne me décide à l'acheter. Un sentiment étrange d'attirance mélé à une certaine défiance m'avait jusque là retenu, mais ayant cédé il y a deux semaines, sa lecture s'imposait.
Et puis ce mélange de défiance/attirance à ressurgit au bout d'une centaine de pages.
Découvrant Dan Torrance à l'âge adulte, alcolo-dépendant et paumé, un mouvement de recul s'est opéré en moi. Je n'avais ni envie ni besoin de lire ce genre d'histoire. Et pourtant...
Pourtant j'ai continué. Pourquoi ? Parce que les cent premières pages avaient déjà happée mon attention. Si bien qu'en trois jours, les 700 pages étaient englouties.
Ayant simplement regardé Shinning sans avoir lu le livre, je ne sais pas ce qu'il vaut précisément en terme de suite. Mais en lui même, il est excellent.
Une histoire originale mêlant les thèmes d'entre-aide, de rédemption, de pardon et de courage. Le livre prend son temps pour installer le récit et ses étapes dans une chronologie plus longue, permettant de percevoir l'évolution des personnages et de s'y attacher pleinement.
La science fiction, l'extraordinaire s'implantent dans la vie des personnages sans être trop excentriques et King utilise pour semer le trouble et l'angoisse des aspects de la vie de tout les jours assortis d'éléments plausibles.
Télékinésie, voyage astraux, camping-caristes, chats annociateurs de morts, kidnappings, autant de choses dont nous avons déjà entendu parler, qui nous semblent bizarres mais connues et qui permettent à King de créer un récit captivant s'ancrant dans le réel mais dérivant vers l'extraordinaire.
Une très belle découverte donc, qui me pousse à continuer ma découverte de ce grand raconteur d'histoire.
Pour plus de complément, ma critique plus complète est désormais en ligne sur Lefictionnaute : http://lefictionaute.com/docteur-sleep-steven-king-editions-albin-michel/