Farenheit 451 est un des rares livres que mon père ait vraiment aimé, avec quelques Clavel et deux ou trois autres titres. C'est une dystopie qui fait moins parler d'elle que 1984 ou Le Meilleur des Mondes, mais dont le propos, limpide, résonne fortement avec notre époque.
Dans ce monde futuriste inversé (le bouquin date de 1953), les pompiers sont chargés de brûler les livres au lieu de sauver des vies. Montag, le personnage principal, est un pompier dévoué qui aime son travail et voir le papier brûler. Jusqu'au jour où il rencontre une femme qui regarde le monde avec attention et pose des questions dérangeantes (genre, est ce que Montag est heureux).
Quelques jours plus tard, il intervient chez une femme qui préfère être brûlée avec ses livres plutôt que de les abandonner. De fil en aiguille, il en vient à quitter la ville en suivant une voie de chemin de fer, le long de laquelle il rencontre une poignée de vagabonds. Et il apprend que ces hommes ont tous appris par coeur au moins un livre, dont ils portent la mémoire vivante...
De nos jours, la ville a poussé ses ramifications jusqu'au tréfonds de nos cellules, de nos coeurs et de nos esprits. Il est donc particulièrement difficile de trouver une voie par laquelle s'échapper pour accéder à la liberté. Mais y a-t-il une seule époque au cours de laquelle s'échapper vivant ait été facile? Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en ce moment nous sommes vigoureusement encouragés à remettre en cause nos certitudes!!