Malgré le désaccord du professeur Dunworthy, Kivrin Engle est envoyée en 1320 quelques années avant l'épidémie de peste. Ce voyage est peu sûr pour une femme seule et ce n'est pas pour rien que cette époque est interdite habituellement aux voyages temporels. Mais l'entêtement fait perdre tout bon sens aux historiens qui pensent être en sécurité.
Le début de ce roman ne m'a pas beaucoup emballée, peut-être parce que j'ai lu Blitz avant celui-ci. Dans tous les cas, il m'a fallu un peu de temps pour entrer vraiment dans le récit et me sentir proche de ses personnages.
Les passages se déroulant au Moyen-âge sont vraiment très intéressants. Ils ne cherchent ni à caricaturer ni à embellir cette époque de l'histoire. Kivrin est une jeune femme qui comprend très vite que son obstination à vouloir se rendre à cette époque a mis en danger sa vie. Pourtant et malgré les événements qui se succèdent, elle tente de s'acclimater et de rentrer chez elle sans perdre son sang-froid.
Les événements se déroulant en parallèle en 2054 m'ont eux beaucoup moins plus, puisque j'ai eu beaucoup de mal à comprendre cette époque. Connie Willis ne donne en effet que peu d'indications quand à l'histoire récente, on parle de pandémies, de différentes avancées technologiques et de religions sans vraiment entrer dans les détails.
De plus, j'ai compris assez rapidement comment Badri était tombé malade. du coup je trouve que la résolution du problème traîne en longueur et que certains contretemps, mis sur le chemin du professeur Dunworthy, sont un peu trop tirés par les cheveux (certaines décisions prises dans la cadre du voyage temporel…).
Malgré cela, la deuxième moitié du livre m'a vraiment ravie et je n'ai pas pu arrêter ma lecture avant de l'avoir terminée.