Le premier épisode retrace avec brio la carrière de cet homme admirable qui viole des femmes au delà de toutes frontières, intouchable, insaisissable. Futur président de la France, sa couverture est entâchée... et celle de la victime alors ?
La série montre une chose : que la justice ne fait pas justice de façon égalitaire, aux États-Unis comme en France, malgré que les États-Unis soient considérés comme ne favorisant pas les violeurs. L'homme, malgré tous ses travers malsains, grotesques, malgré sa vision des femmes comme étant des objets à sa disposition, du "matériel" comme il l'inscrit dans un texto à un ami... est blanchi par la justice.
Cette série montre une autre chose : le visage des victimes, leurs émotions, leurs vulnérabilités, le manque de soutien à leur égard parce qu'elles sont des femmes, parce qu'elles ne sont pas DSK, un homme de prestige à la tête des fonds monétaires international, siège du capitalisme dans le monde. On montre trop peu les victimes, et la plupart du temps, les intervenant.e.s (à part au moment du discours de Nafissatou Diallo dans le 4ème épisode) suggèrent une erreur, une bêtise, un écart (qui n'est pourtant pas le premier, étant plus un rituel qu'autre chose)... sa réputation est protégée par des hommes d'affaire, ET des femmes, qui ont toutes et tous intérêts à ce qu'il soit blanchi.
Nous en arrivons ici : l'hypocrisie dans la sphère politique, où ne règne plus la démocratie, où chaque voix compte ou le devrait, mais l'oligarchie, où les privilégiés gagnent toujours, avec les meilleures avocats qui se pavanent avec leur nécrologie qui les fera briller à leur mort... même en y perdant quelques plumes... un crime tel que le viol vous enferme en prison pendant des années en temps normal. Nous nous agenouillons devant des figures au lieu de les remettre à leur place d'ordures. On minimise constamment les victimes, les violences y sont tolérés bien plus qu'ailleurs : la violence et les rapports sexuels pour certains dans la série ne font qu'une seule chose, c'est indéniable.
Un des violeurs de la série (Richard Malka) :"C'est un jeu, et c'est consenti, et on fait des procès pour ça maintenant ?" : où est le consentement quand une femme dit "NON" ou quand elle se débat ou quand elle ne veut pas réaliser telle pratique mais qu'on la force ? On discrédite la victime pour des éléments non probants : on la tacle de prostituée, on salit son image devant ses enfants pour l'abattre alors qu'elle a déjà subi l'un des pires crimes que l'on puisse imaginer vivre dans sa vie.
Cette série nous montre que #metoo était nécessaire, que les femmes qui travaillent aujourd'hui pour le maintien de la paix des ménages, le respect mutuel entre les individus, est primordiale, que le sexisme qui marque tous les champs de la vie quotidienne des femmes doit être révolus sur le champs, dévoyé, puni, renversé. De discriminations en démocratie, on ne devrait tolérer ! Couleur de peau, genre, activités professionnelles... les stéréotypes menacent la démocratie, la liberté d'expression des individus en étouffant, avant même que leur parole ne se déploie, leurs afflictions trainées dans la boue.