Et voilà ! Un énième actionner directement sorti sur la plateforme au grand N ! Et sans surprises... ben y'a pas vraiment de surprises en fait.
A l'image de précédents films tels que Extraction ou The Old Guard, ce Kate l'emporte davantage sur la forme que le fond. On a du coup ici droit à une énième histoire de personnage badasse étant confronté à un problème bien spécifique qui justifiera le déferlement d'un tsunami d'hémoglobine sur le spectateur. Kate jouit d'excellentes scènes de combats (un peu molles au début du film mais s'améliorant rapidement), bien sanglantes et n'y allant jamais avec le dos de la cuillère. Aussi, le contexte géographique fait office de vent frais, les rues illuminées de Tokyo créant un terrain de jeu plutôt joli. Mais pour ce qui est du reste, c'est quand même très dommage, parce qu'avoir une nouvelle histoire de tueur trahi par son propre employé et cherchant pendant les 2 premiers actes le soi-disant méchant alors que le vrai vilain est juste sous son nez, ça devient vraiment ennuyeux.
Le film tente ici quelque chose d'un petit peu différent en affirmant dès le début que le personnage ne survivra pas à la fin du film, justifiant ainsi l'idée stupide de Kate de foncer la tête en première dans des vagues de Yakuzas. Mais cette idée n'est pas idéal vu le côté "dramatique" de l'oeuvre. Voyez-vous, juste avant de se faire empoisonner, Kate veut clairement donner sa démission car rêvant d'une vraie vie, avec famille et tutti quanti, plan qui va être réduit en miette par la mort inévitable et fulgurante. C'est très triste, vraiment triste. On se sent vraiment mal pour Kate, d'autant plus que le film nous démontre au travers d'une scène dans un bar que le personnage n'aurait probablement jamais pu mener la vie dont elle rêvait car trop coincé dans son rôle de machine à tuer. Or, le scénario s'empresse de chambouler ce drame en ajoutant moultes scènes comiques et pop, contrastant bien trop avec le ton initiale. On se retrouve finalement avec 2 idées totalement opposées mais forcées à coller ensemble. Personnellement, si j'avais pu choisir, je serais parti sur l'idée d'un film complétement décomplexé, osant même un peu plus de folie. C'est vrai quoi ! C'est le Japon ! Mettez-nous un peu plus de katanas, de samouraïs ou même robots pendant qu'on y est ! Qu'on s'amuse un peu !
En dehors de ces points, je me demande encore pourquoi le film a été confié à Cédric Nicolas Troyan. Il fait très bien son boulot, je ne dis pas le contraire, mais franchement, ce type n'a plus rien réalisé depuis 2016, donc pourquoi le sortir du placard et le choisir lui ? Que le monde du cinéma est étrange dans ses choix ! En tout cas, Kate reste suffisamment efficace pour divertir pendant moins de 2 heures à l'aide de ses pures moments de badasserie et de son actrice principale qui ne cessera de me surprendre.