Pérégrinations Galactiques
Pour moi, c'est le genre de film qui se regarde dans l'avion, parce qu'il reste six heures avant l'atterrissage et qu'il ne faut pas dormir. Ou un dimanche après-midi entre potes, avant l'apéro: un truc sans prétention, de la bonne action, un imaginaire sympa, pas trop d'attentes.
Et il se trouve que j'ai été agréablement surprise.
Oui, ce film est un cliché ambulant. Le héros perturbateur et insubordonné qui fait des bêtises et doit en subir les conséquences. Le gros type baraqué un peu rustre mais pas si méchant. La fille, jolie, for caractère, qui déteste le héros mais finira bien par se laisser séduire à un moment ou à un autre. Le duo de personnages improbables qui apportent mascotte et touche d'humour à l'ensemble (il semblerait que Starfox se soit reconverti en acteur, alors?). Le type pas cool qui poursuit le héros mais qui n'est pas si méchant que ça. Et le méchant qui est tellement méchant qu'il y a du gris, du noir et du rouge partout dans son antre sombre de méchant.
Ce sont les codes du genre. Ce n'est pas original, mais le stéréotype est bien exploité, au moins. On y retrouvera une évasion de prison, plusieurs course-poursuites, des batailles au corps à corps autant que de batailles impressionnantes entre vaisseaux, du suspense, enfin presque, parce qu'on connait déjà la fin, dans ce genre de film, et un peu de rigolade.
Le film remplit bien son rôle de divertissement léger. Moi qui aime bien la science-fiction avec de l'espace, des aliens et des vaisseaux spatiaux, je suis servie. Pas un grand film, mais probablement au-dessus de la moyenne du blockbuster d'action, et au-dessus de la moyenne du film de super héros. Je ne me suis pas endormie devant dans l'avion, un bon signe.