"Le plus mauvais film du MCU", certains se sont amusés à écrire en majuscules.. z’avez pas vu Ant-Man & La Guêpe : Quantumania, les gars ?
…pour ma part, tout ça c’est de la couille. Il est vrai que depuis quelques films et quelques mois, l’avenir du MCU a de quoi inquiéter. Entre des films et des séries d’un niveau qualitatif très inégal, des effets spéciaux au rabais en raison de délais de post-production proprement indécents, une formule scénaristique copiée collée à l’usure - voire parfois semblant carrément toute droit sortie de l’imagination d’une intelligence artificielle (oui oui, c’est toi que je regarde, Secret Invasion) …bref, le MCU n’est certes plus ce qu’il a pu être à une certaine époque.
Je m’étais donc lancé dans cette nouvelle péripétie spatiale en ne m’attendant pour ainsi dire à rien. La durée du film assez minime par rapport à ses confrères, les retours sur le comportement de la réalisatrice Nia DaCosta, la main de Kevin Feige toujours omniprésente ; tous ces indices ne m’ont pas empêché de payer ma place et d’aller voir ce que ça donne. Et c’est avec une joie non dissimulée que j’ai pu constater que, bien qu’imparfait, ce métrage s’en sort pour ainsi dire plutôt bien.
Certes, sa faible durée se fait ressentir car certains passages sentent le cut bien comme il faut. On pourra également lui reprocher un traitement un peu bancal de son antagoniste principale, conséquence probable du point noir précédent. De même, le retour de Nick Fury qui est aussi utile à l’intrigue qu’une clé de douze à un cancer en phase terminale ne m’aura pas empêché d’arracher quelques francs sourires fasse à deux ou trois blagounettes bien distillées, des séquences de voyage dans l’espace plutôt propres visuellement, une scène de chant inattendue mais sympathique (même si elle aurait sans doute eu davantage sa place sur la scène humoristique de l’univers des Gardiens de la Galaxie, mais passons).
Le gros point fort du film reste indubitablement ses trois interprètes principales. Brie Larson est dans la continuité de son personnage, avec les défauts habituels que certains pourront lui trouver, mais que pour ma part je n’arrive pas à lui reprocher tant sa prestation, à défaut d’être novatrice, reste impeccable ; Teyonah Parris, qui peut enfin étendre son personnage, certes remarquable, mais à peine esquissé dans WandaVision deux ans plus tôt ; mais celle qui porte le film reste Iman Vellani, qui campe une Kamala Khan irréprochable, dans la continuité de sa mini-série éponyme (mini-série pas si catastrophique que certains ont bien voulu le dire, d’ailleurs). L’actrice est bondissante, souriante, souvent drôle, parfois gênante, toujours juste ; elle prend son pied dans son rôle, et cela se ressent ; notamment dans l'alchimie entretenue avec ses deux coéquipières.
Ainsi, malgré un début de phase V très bancal ainsi qu’un pandémonium pas possible en coulisses, le MCU n’est pas mort. N’en déplaise à certains.
Et puis, avec un calendrier des sorties révisé, des équipes d'effets spéciaux désormais syndiquées, on a le droit de garder espoir, non ?