Limagination conjointe de Philippe de Broca, d'Audiard et de Belmondo est un vrai régal. A eux trois, ils ont crée un personnage de comédie profondément drôle et original. A tel point que Victor éclipserait presque le scénario, lequel, sans être irrésistible, n'en reste pas moins très plaisant.
Associés aux dialogues de Michel Audiard, la mythomanie et les déguisements successifs de Victor donnent lieu à une succession de situations et d'usurpations cocasses. C'est avec une jubilation visible que Jean-Paul Belmondo restitue l'incontrôlable volubilité et le tempérament de son personnage qui, dénué de toute considération psychologique, reste dès lors essentiellement comique. Et si, fil rouge du film, l'intrigue directrice
(le cambriolage du musée de Senlis)
n'intervient qu'assez tard dans le film, c'est après un récital de Belmondo dont on ne se lasse pas. Les seconds rôles, quant à eux, trouvent tout à fait leur place autour du brillant "incorrigible".