Il y a des jeux qu’on laisse derrière soi sans jamais vraiment les quitter...
La série Fallout m’a clairement donné envie de relancer Fallout: New Vegas, et difficile de ne pas voir dans la saison 2 une allusion directe à cet épisode culte. Je l’ai relancé cette fois sur Steam Deck, sans mods, et j’ai été surpris de voir à quel point le jeu m’a immergé dans son univers post-apocalyptique.
J’ai passé des heures à déambuler dans le Mojave sans voir le temps passer, porté par cette sensation unique de liberté et de choix qui fait encore aujourd’hui sa force. Il y a tant à faire dans ce jeu...
Y rejouer, c'est aussi une forme de revanche personnelle. J’avais acheté le jeu à l’époque sur Xbox 360, alors jeune adolescent, et je ne l’avais jamais terminé, sans vraiment savoir pourquoi. Le redécouvrir aujourd’hui m’a permis d’en apprécier pleinement la richesse, notamment la cohérence de son écriture et la finesse de ses dilemmes moraux, bien plus marquants avec un regard d’adulte.
Évidemment, le jeu a vieilli. Sans mods, le moteur est très vieux (Gamebryo, qui est le même que The Elder Scrolls IV: Oblivion) et on ne sait pas vraiment courir, ce qui rend le personnage vite lourd à déplacer. Heureusement, le voyage rapide permet de limiter ce problème. Les animations sont rigides et certains environnements austères, mais New Vegas conserve un vrai charme grâce à son ambiance. Les néons du Strip, les jeux de lumière nocturnes et l’atmosphère poisseuse des casinos lui donnent encore une identité visuelle forte. Il vieillit d’ailleurs mieux que Fallout 3, dont j’espère toujours un remake prochain... Qui sait, peut-être une annonce autour du 4 février après la fin de la saison 2 de la série éponyme ?
Les bugs restent le vrai point noir. Certains sont franchement frustrants et peuvent casser le rythme, voire bloquer la progression, au point de devoir relancer le jeu à plusieurs reprises. À cela s’ajoutent quelques quêtes plus laborieuses ou répétitives, heureusement rares, comme celles des Boomers, qui peinent à captiver malgré l’intérêt du lore. Rien de rédhibitoire, mais un rythme parfois inégal.
Et c’est d’autant plus dommage que le lore est exceptionnel. Factions nuancées, choix ambigus, dialogues brillamment écrits. New Vegas demeure sans doute l’épisode le plus riche et le plus mature de la série sur le plan narratif.
Et c’est peut-être là que le jeu est le plus honnête. À New Vegas, il n’y a jamais de victoire totale : chaque choix a un prix et on laisse toujours quelque chose derrière soi. Par exemple, pour mon personnage, s’allier avec M. House a apporté un certain confort et un contrôle sur la ville, mais le karma et les compromis faits en cours de route rappellent que personne n’est complètement gagnant. Une fin satisfaisante, mais jamais parfaite, fidèle à l’esprit du Mojave.
D'où ma note de 8/10 !